
Plus de 200 Corbeil-Essonnois et Villabéens ont participé à la
soirée de mes voeux de conseiller général.
Suite à mon discours, François Delapierre et Pierre Laurent ont pris la
parole pour appeler à se rassembler autour du Front de gauche aux élections
régionales.

Chers-es amis-es,
C’est de nouveau avec beaucoup de plaisir que je vous retrouve pour cette
traditionnelle soirée des vœux, occasion fraternelle de vous souhaiter que du
bonheur pour la nouvelle année qui commence.
Je remercie de leur présence, Michel Nouaille, Melba Ngalouo Bocquet, Nicole
Méresse, Pascale Prigent, conseillers municipaux de Corbeil-Essonnes,

Mariette Chaigneau, Antonio Sébastian, Conseillers municipaux de
Villabé.
Je suis particulièrement heureux d’accueillir Pierre Laurent, tête de liste
du Front de gauche en Ile de France et François Delapierre, tête de liste en
Essonne.


Je salue Roger Ferreri, médecin psychiatre, psychanalyste, responsable du
service de psychiatrie infanto juvénile de l’hôpital Sud Francilien, candidat
sur cette liste pour les régionales,
Sont présentes Marie-Agnès Labarre, nouvelle sénatrice de l’Essonne suite à
l’élection de Jean-Luc Mélenchon au Parlement Européen, Marjolaine Rauze
vice-présidente du conseil général de l’Essonne et maire de Morsang sur Orge,
Philippe Camo responsable départemental du PCF et conseiller régional,
Marjolaine et Philippe également candidats aux régionales, tout comme Pascale
Prigent et moi-même.

Haïti solidarité
Je souhaite tout d’abord adresser ma profonde solidarité au peuple d’Haïti
frappé par ce terrible tremblement de terre. A l’injustice de cette catastrophe
naturelle s’ajoute celle d’être un pays miné par la pauvreté et l’endettement.
Haïti a besoin dune aide exceptionnelle mais Haïti c’est aussi aujourd’hui le
rappel de la nécessité d’un tout autre ordre international et de toutes autres
relations entre les peuples.

Pour ces vœux 2010, je vous parlerai essentiellement de mon, de notre
engagement à Corbeil-Essonnes. Pierre Laurent et à François Delapierre
donneront leur sentiment sur les défis politiques de la période actuelle,
comment résister aux régressions de civilisation mises en œuvre par Nicolas
Sarkozy et dans ce contexte vous feront part de l’enjeu des élections
régionales de mars prochain.
Pour ce qui est de Corbeil-Essonnes, quelle année 2009 nous venons de
passer.
Espoir immense, d’abord en juin dernier, bien au-delà de notre ville, avec
cette décision du conseil d’Etat d’annuler les élections municipales de mars
2008, dénonçant l’existence à Corbeil-Essonnes d’un système clientéliste basé
sur l’argent, système ancré depuis des années, allant jusqu’à l’achat de voix
le temps des élections.

En reconnaissant la victoire volée aux démocrates et aux progressistes de
notre ville, la plus haute juridiction administrative de notre pays dénonçait
l’une des plus grandes puissances, son arrogance et son mépris. Avec cette
victoire judiciaire, politique et morale, nous avons tous ensemble confirmé que
les pratiques de Serge Dassault étaient hors la République.
Quelle déception en retour de s’être fait voler une nouvelle fois la
victoire, il y a quatre mois. Avec Michel Nouaille et la belle liste,
« Corbeil-Essonnes c’est vous, faisons la VillEnsemble », pouvait se
concrétiser la possibilité de changer l’avenir de notre ville et de ses
habitants.
Une nouvelle fois, les pratiques clientélistes
de Serge Dassault et de son candidat, Jean-Pierre Bechter ont
fonctionné.
Oui, Corbeil-Essonnes n’est pas une ville comme les autres. Des bureaux qui
votaient à droite votent maintenant majoritairement à gauche et des bureaux
fortement ancrés à gauche à toutes les élections votent aux municipales
majoritairement pour la droite locale.
Oui, le courage c’est de chercher la vérité et de la dire. Il y a des quartiers
à Corbeil-Essonnes où l’argent du maire la veille d’une élection, via une
famille, une association, une petite entreprise, suffit à retourner cent, deux
cent, trois cent électeurs. Et malgré cela, ils ne gagnent que de 27
voix.
Il y a de l’ignominie dans ces pratiques.

Lutter contre le clientélisme et la corruption est un combat contre la
confiscation sournoise du pouvoir, un combat pour la démocratie et la dignité
humaine. Ce combat porte bien au-delà de Corbeil-Essonnes. Il est devenu
symbolique qu’existe et peut gagner une toute autre conception des rapports
entre les humains.
4 mois déjà, que l’UMP est de nouveau aux commandes
et un sentiment de ville désespérée règne à Corbeil-Essonnes. Finances
exsangues, absence de perspectives, projets faits et défaits, inquiétudes quant
aux intentions sur les services publics de l’éducation, des loisirs, des arts
et de la culture, je profite du moment pour saluer la présence de Christian
Jehanin, directeur de l’école de Théâtre et réaffirmer mon soutien total à son
travail et à la pérennité de cette école, du sport, je salue Claude Houbloup,
responsable du rugby à 13 qui fait le constat amer qu’après des années
d’investissement auprès des jeunes pour la pratique d’un sport collectif, la
municipalité n’affiche pas la volonté d’assumer ses responsabilités, aucune
ambition pour le développement économique et commercial, je salue Stéphane
Puifourcat, responsables de la CGT d’Hélio Corbeil qui courageusement défendent
l’idée d’un nouveau projet industriel dans notre ville, les salariés d’Altis
avec Serge Cavanna de la CFDT qui découvrent la probable supercherie du
repreneur fantôme de cette grande entreprise de semi conducteur, je salue les
riverains qui protestent contre l’urbanisme dément abandonné aux promoteurs.
Tout cela dans une ambiance délétère où une partie de la jeunesse alléchée par
l’argent distillé le temps des élections, n’a d’autre perspective que de faire
le siège de la mairie pour en réclamer toujours plus.
Désolé, j’ai beau chercher, je ne trouve rien dans la politique de cette
équipe qui puisse enjoliver le tableau.
Nul ne sait ce que donneront les recours déposés devant le tribunal
administratif. Ce qui est sur, c’est que face au cynisme du « mieux vaut
le billet », nous avons devant nous la responsabilité d’opposer un tout autre
vivre ensemble et cela sans attendre de nouvelles élections.
Quand je vous vois dans cette salle, nombreux et déterminés, cela a de quoi
nous donner de l’espoir et du courage pour se serrer les coudes et
continuer.

Depuis 15 années, qu’entre autre, je consacre mon engagement politique à
résister à la politique de Serge Dassault
et à construire un rassemblement à vocation majoritaire, j’ai conforté une
conviction :
C’est la capacité qu’il y a, en chacun des êtres humains, de faire de la
politique. Que la politique est potentiellement dans chacun d’entre nous.
Qu’elle est le moyen de construire le vivre ensemble et faire civilisation. La
conviction que seule l’implication du plus grand nombre dans les affaires de la
cité comme dans celles de la planète constitue le moyen de réhabiliter la
politique qui en a bien besoin. Que ce que l’on appelle l’intérêt général, nos
valeurs de la République, ne peuvent s’épanouir qu’au travers de la
démocratie.

Ensemble depuis des années à Corbeil-Essonnes,
nous avons inventé les espaces et les lieux permettant au plus grand nombre
d’investir le champ politique, Génération citoyenne en 2001, La VillEnsemble en
2007.
Nous ne les avons pas imaginé en opposition aux partis politiques existants.
Nous avons inventé, cherché, tâtonné. Nous avons fait le pari de
l’intelligence, de l’enrichissement mutuel, de la fraternité et de
l’écoute.
Les partis politiques ont leur histoire et un devenir en mouvement. J’ai la
conviction qu’ils bougeront. Je suis déterminé en ce qui concerne le mien, le
parti communiste, à œuvrer pour le transformer en profondeur sans à priori et
sans préjugé du résultat final. La conviction aussi que pour construire du neuf
à gauche il faudra faire preuve d’esprit d’ouverture, d’union avec d’autres
sans chercher à se placer au centre. J’aime cette phrase de Valère Novarina
quand il parle du « cercle dont le centre est partout, le centre du cercle
qui est à l’intérieur de tout ».
Pour ce qui est de Corbeil-Essonnes,
je souhaite participer au développement de cette belle idée qu’est La
VillEnsemble.__
__ Après le travail réalisé par Sylvain Renard à sa présidence, que je salue,
je souhaite bon courage à Jean-Pierre Drapier, le nouveau président, avec à ses
côtés les 2 vice présidents Nassira Lopez et Brahim Sakera, un nouveau bureau
et nouveau comité directeur.
La VillEnsemble peut devenir ce grand mouvement à Corbeil-Essonnes où se
côtoient toutes celles et tous ceux désireux de faire vivre au quotidien la
citoyenneté, la fraternité, la solidarité, l’intervention sur toutes les
questions qui touchent à notre vivre ensemble. Faisons la démonstration que les
actions civiques dans son quartier, entre les quartiers, sur l’urbanisme,
l’emploi, la jeunesse, la culture, le sport, les services publics, la
solidarité sont plus efficaces que l’enveloppe d’un milliardaire. Faisons de La
VillEnsemble une école de la citoyenneté.

Je vous invite à noter sur votre agenda la date de la prochaine assemblée
des adhérents de La VillEnsemble,
le vendredi 5 février à 20 heures 30 à la Bourse du
travail.
Ce soir est aussi l’occasion de rejoindre l’association auprès des militants à
la table installée à cet effet.
Pour l’union la plus large à Corbeil-Essonnes
Si cette approche sincère et désintéressée de la politique, obnubilée par la
démocratie nous permet de rassembler dans les actions et d’arriver en tête des
premiers tours des élections municipales, force est de constater que nous ne
parvenons pas à réaliser l’union la plus large dès le premier tour des
échéances municipales. Quelle colère il y a 6 mois devant la désunion des
forces de gauche et d’autres aussi, alors que très majoritairement au premier
tour s’exprimaient des voies très différentes pour changer de politique
municipale.
Depuis de nombreuses années maintenant, la gauche majoritaire à
Corbeil-Essonnes est une gauche de transformation sociale qui loin d’avoir
abandonné sa détermination à s’attaquer aux fondements mêmes des injustices,
est une gauche en quête d’une toute autre société que celle fondée sur la
concurrence entre les êtres humains et entre leurs territoires.

Nous réussissons à Corbeil-Essonnes à démontrer que l’on peut être
majoritaire à gauche pour administrer une commune sans en rabattre sur les
exigences sociales, environnementales, démocratiques. Oui on peut être crédible
à gauche et considérer que dans un pays où les patrons les mieux rémunérés de
France touchent entre 80 et 270 années de SMIC par an, la retraite à 60 ans
n’est pas un luxe.
Il serait tout à l’honneur du parti socialiste de Corbeil-Essonnes, du député
et de son suppléant que de reconnaître ce rapport de force et d’en respecter la
réalité. L’union de la gauche réalisée dans la quasi-totalité des communes n’a
aucune cause réelle et sérieuse de ne pas se réaliser à Corbeil-Essonnes. Je
leur lance ce soir un appel à l’union et au rassemblement.
Au plus proche des Villabéens
Mon action de conseiller général dans les mois à venir c’est aussi être au
plus proche des Villabéens. Le maire de la commune a annoncé à ses vœux le
projet de rallier Villabé à l’agglomération d’Evry. Je souhaite être utile à ce
que sur ces sujets comme pour les autres dans cette ville, défense des services
publics, SNCF, Poste, revêtement de l’autoroute A6, coulée verte autour de
l’Essonne, préservation du cirque de l’Essonne, que sur tous ces sujets, l’avis
des citoyens soient au cœur des décisions prises.
Palestine solidarité

J’ai par ailleurs sur une question internationale qui vous tient tous à
cœur, la défense d’un Etat Palestinien, tenu mon engagement d’engager la
solidarité du conseil général de l’Essonne avec le peuple Palestinien. De
retour de la Bande de Gaza en novembre dernier, je tiendrai une première
rencontre mardi 2 février à la MJC pour constituer un réseau de solidarité à
Corbeil-Essonnes.
Pour une nouvelle politique jeunesse
Enfin, dans le cadre de ma délégation de vice-président du conseil général
en charge de la jeunesse, j’ai obtenu du président Michel Berson, l’engagement
de notre collectivité dans une refonte des politiques en faveur de la jeunesse.
Les jeunes, grands oubliés de notre société, sont sans aucun doute celles et
ceux qui souffrent le plus de ce monde injuste et sans pitié. J’ai l’ambition
dès le printemps d’organiser aux quatre coins du Département des assises de la
jeunesse pour les écouter et avec eux définir une nouvelle offre de services
publics pour les jeunes Essonniens.
Mon ambition n’est pas de trouver les solutions mais d’être un conseiller
général utile à ce que nous les trouvions ensemble.
Je terminerai mon propos avec une réflexion de la philosophe Cynthia Fleury
au sujet du livre d’Alain Badiou, « Eloge de l’amour ». Badiou nous dit
joliment que « le bonheur amoureux est la preuve que le temps peut
accueillir l’éternité. » Cynthia Fleury poursuit en nous rappelant que
« de même que la reproduction de l’espèce n’est pas le but de l’amour, le
pouvoir n’est pas le but du collectif. » Elle affirme que « la
création de l’égalité est le geste amoureux du collectif ».
Je vous souhaite, pour cette nouvelle année, beaucoup d’amour et de beaux
engagements libertaires, égalitaires et fraternels.

Je passe la parole à François Delapierre et à Pierre Laurent.