
Hier en séance publique du Conseil général, Marjolaine
Rauze, présidente du Groupe Front de Gauche à l'Assemblée Départementale, et
moi-même, sommes intervenus pour contester la mise en place d'une structure
"d'excellence" qui accueillerait 42 élèves qui seraient, selon les termes
officiels, "motivés,sans problème de comportement particulier, et qui ne
disposent pas dans leur environnement quotidien d'un contexte favorable pour
étudier".
Je connais la réalité de notre département et de notre pays.
C’est celle de ces jeunes qui à cause de difficultés souvent injustes,
décrochent, sortent du système scolaire sans aucune qualification, mais aussi
tous ceux qui sont motivés mais qui se heurtent aux obstacles d’une classe
difficile, d’un établissement stigmatisé, d’un environnement pas toujours
propice au travail scolaire. Cette réalité est concrète, insupportable :
elle mérite, j'en suis convaincu, des solutions immédiates, palpables pour le
plus grand nombre, pour ces familles qui y sont confrontés.
Mais nous ne pouvons accepter cette logique élitiste, qui
s'adresserait à une poignée d' "élus" de nos quartiers sans aucune réflexion,
ni remise en cause, à l'égard des politiques destructrices dans l'Education
Nationale depuis de nombreuses années.

Cette semaine, j’ai entamé,
sur le terrain, ma tournée des clubs de prévention du département de
l’Essonne. Depuis que j’ai la charge de cette délégation, j'ai rencontré à
plusieurs reprises les dirigeants de ces associations qui pilotent cette
compétence spécifique du Conseil général. Lors de notre dernière réunion, nous
avons convenu d'une série de rencontres sur le terrain, avec les éducateurs qui
vont chaque jour à la rencontre des jeunes de notre département.
