
Vendredi soir, nous étions 50 personnes sur le parking de l'ancien
"Jardiland" pour une réunion d'information sur les projets
d'installations de nouvelles enseignes commerciales dans le quartier, dans le
prolongement de la zone commerciale Exona. Cette réunion donnait suite à
l'interpellation des élus locaux par les habitants du quartier des Coquibus. En
l'absence de réponse de la part de la municipalité, qui a pourtant attribué le
permis de construire au propriétaire de l'enseigne "New Fruit" au mois de
décembre, j'ai pris la responsabilité, en tant que Conseiller général,
d'organiser une réunion d'information sur l'aménagement chaotique de cette zone
à l'entrée nord de Corbeil-Essonnes.
A l'image de ce qui se passe sur d'autres sites de la
ville, on découvre que les permis de construire sont attribués aux
promoteurs immobiliers les plus offrants, sans aucune concertation ni cohérence
globale quant à l'aménagement de la ville, au développement des commerces, à la
circulation. Ces dynamiques rappellent les termes de célèbres urbanistes , qui
ont désigné par des termes comme celui de "ville franchisée" ces territoires
aménagés par à-coup, au gré de projets privés aux devenirs incertains et par
définition instables, discontinus, déconnectés des réalités humaines.
J'entends porter une toute autre conception de ce que doit être
l'aménagement d'une ville et le rôle que doivent y jouer les élus. La
concertation des habitants, premiers concernés par l'évolution du territoire,
est la condition indispensable de projets cohérents, à dimension humaine et
garants de l'intérêt général.