
Ce matin, avec Noara Zirrar, conseillère municipale, et Melba
Ngalouo-Bocquet, ancienne conseillère municipale, devant le centre de P.M.I.
des Tarterêts.
Hier après-midi, une médecin du centre de Protection Mateternelle et
Infantile des Tarterêts s'est faite agresser devant le centre. Cet incident,
qui frappe cette fois le personnel d'un service public de proximité pourtant
très fréquenté par les habitants du quartier et qui s'ajoute à d'autres
événements de ces dernières semaines, s'inscrit dans un contexte d'escalade de
l'insécurité au sein du quartier. Les premiers à en souffrir sont ceux qui y
vivent et y travaillent.
A force d'absence de réponses sociales et éducatives adaptées aux
difficultés du quartier, de baisse des moyens pour tous les services publics
utiles aux habitants - dont une véritable police de proximité -, c'est
l'insécurité quotidienne qui s'impose et gâche la vie des habitants. La
municipalité a une grande part de responsabilité dans ce climat délétère :
en faisant traîner l'installation de la P.M.I. dans de nouveaux locaux, en
organisant le clientélisme et le délaissement de certains espaces du quartier,
elle entretient cette situation au mépris des habitants et des personnels des
services publics qui se dépensent sans compter dans ces quartiers.