Le blog de Bruno Piriou

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Réflexions politiques

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mercredi 10 mars 2010

Contribution de Roger FERRERI, candidat de la liste FRONT DE GAUCHE à paris, psychiatre à l'hôpital sud francilien

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Psychiatre dans le service public, psychanalyste, je ne suis, de fait, comme bon nombre de concitoyens adhérent d’aucun parti politique. Pourquoi ai-je décidé de me présenter sur une liste, celle du front de gauche aux prochaines élections régionales ? Depuis quelques temps, l’Etat ne semble avoir pour fonction essentielle que de promouvoir des lois de contrôle et de surveillance. Tout donne à penser que le pouvoir d’Etat glisse vers un vaste système de gardiennage du peuple alors même qu’il est supposé, dans la forme, en être le représentant ; pour mémoire les trois salves des lois dites Perben.

Qui se souvient qu’avec la chute de l’ancien régime, notre droit pénal avait reconnu que quoi qu’ait fait une personne, si cette dernière se trouvait privée de liberté, nous partagions, dans un au-delà de son crime, le raccrochant ainsi à notre humanité, une certaine idée de l’homme en faisant nôtre le désir de la retrouver : l’acte de s’évader n’était pas en soi punissable. Un pan de notre dignité a volé en éclats en pénalisant le désir de liberté, dans ce qui n’est qu’un exemple tant la liste serait longue. Voilà parmi bien d’autres une des mesures qui, marche après marche, nous descendent vers les bas-fonds de la régression humaine.

Dans mon métier, je côtoie des personnes que l’on a désignées folles qui ont une particularité, celle de nous confronter à l’impossible des possibilités de la politique pour résoudre leurs préoccupations. Elles nous obligent à relever un défi, celui de leur accueil, en pointant, au-delà de ce qu’on peut faire pour chacun, que la mise en commun est avant tout de partager ce qui nous échappe. La psychiatrie moderne a été « inventée » pour gérer ce qui ne relevait pas de la fiction de la raison et ne peut faire fi de son histoire.

Lors de son intervention à l’hôpital d’Anthony, le président de la république a franchi un pas d’une extrême gravité, en assimilant ceux sur qui butent nos systèmes dominants de compréhension à des délinquants. Il a, probablement au-delà ce qu’il imagine, fait de la folie non plus la limite, le littoral des possibilités de notre raison qui tire vers le haut la question de la démocratie mais il a fait de la folie un échec , répréhensible de la raison, proposant ainsi que cette dernière soit une vérité normative, que la raison quitte l’espace tendu d’une proposition politique pour devenir une norme au service d’une nouvelle aristocratie de la possession. De là, la destruction de tous les espaces au service du public par la mise en place d’une organisation ultra centralisée, un véritable despotisme gestionnaire avec ses procédures, ses contrats individualisés, ses mises en compétition des disciplines, son morcellement des actes, pour mieux les regrouper sous la coupe d’un encadrement détaché des pratiques pour réduire au maximum toutes possibilités et capacités institutionnelles de faire référence à leurs œuvres et à leurs missions pour résister à ce désastre.

Despotisme insidieux et subtil où l’autoévaluation avance assez masquée pour ne pas nous indiquer d’emblée sa parenté de fonction avec le recours en d’autres lieux à l’autocritique. La médecine est atteinte par ce cancer infiltrant, elle qui peut faire figure de modèle social : ne sommes-nous pas inégaux devant la maladie ? Et n’est-il de notre devoir de lutter solidairement contre cette inégalité ? Modèle parce que la question est bien plus de lutter en permanence contre les inégalités que de promouvoir par le haut une supposée égalité, Montesquieu déjà en son temps ne nous avait-il pas avertis que sous le régime despotique les gens sont tous égaux puisqu’ils ne sont rien.

Pendant ce temps -là, notre économie quotidienne, la vraie économie, celle de nos vies, est sous la coupe forcenée d’une nouvelle aristocratie qui tient de gigantesques casinos de paris sur le travail humain, les monnaies, les marchandises, les idées, les techniques… bref tout ce qui est censé participer aux mises en scène du lien social, où tous les coups sont permis, une fabrique virtuelle d’argent réel sans limite, une vaste fabrique de pauvreté et de destruction du monde.

Je me suis présenté probablement parce qu’il faut aussi nous réapproprier nos œuvres et nos espaces de travail, parce qu’il devient urgent de fédérer les énergies multiples qui, çà et là à leur niveau, dans toutes les directions de la société résistent pour respirer sous cette avalanche de mesures irrespirables. Face à la morgue et à la haine du peuple, un souffle de résistance sereine est possible, qui par son ouverture, tel que le front de gauche permet de l’espérer et d’en initier le devenir, créerait une nouvelle dynamique pour poser et partager autrement les questions de l’appropriation suicidaire de notre monde par cette aristocratie financière délirante.

mercredi 24 février 2010

ON BOSSE ICI! ON VIT ICI! ON RESTE ICI!

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Les sans papiers le 30 janvier devant le palais des sports de Corbeil-Essonnes manifestent à l'occasion des voeux du maire.

A VOIR, LE COURT- METRAGE DES CINEASTES:

http://www.humanite.fr/Un-grand-ecran-pour-sortir-de-l-ombre

lundi 8 février 2010

L'ENJEU DES REGIONALES, JEUDI 11 FEVRIER 20H30 LONGJUMEAU SALLE ANNE FRANCK.

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Une soirée utile pour mesurer l'enjeu des élections régionales. Je vous invite à se retrouver nombreux-ses ce jeudi à Longjumeau en présence de François Delapierre, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon.

samedi 30 janvier 2010

MARDI 2 FEVRIER 18H30 A LA MJC DE CORBEIL-ESSONNES, CREATION D'UN COLLECTIF SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE.

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Ma participation, ce samedi, place de l'Agora à Evry au rassemblement de solidarité avec les Palestiniens et appelant au boycott des produits Israéliens est aussi l'occasion de rappeler le lancement d'un collectif à Corbeil-Essonnes.
Corbeil-Essonnois-ses, venez nombreux-ses.

vendredi 29 janvier 2010

SERGE DASSAULT: L'AVEU...

Serge Dassault retire sa plainte contre Bruno Piriou.


Serge Dassault, ancien maire UMP de Corbeil-Essonnes, vient de retirer sa plainte pour diffamation à mon encontre.

Convoqué vendredi 29 janvier au tribunal de grande instance de Paris, je devais être jugé pour délit de diffamation publique pour avoir tenu à l’AFP, les propos suivants :

« La mise en place de pratiques clientélistes pour tenter d’acheter la paix sociale dans les quartiers ». « Nous sommes face à un système clientéliste et mafieux d’un maire milliardaire qui mélange les genres. »

Depuis le conseil d’Etat a annulé les élections municipales de mars 2008 pour dons d’argent aux électeurs et la cour d’appel de Paris a débouté Serge Dassault d’une plainte en diffamation à mon égard pour avoir dénoncé une convention d’aménagement confiée par la société d’aménagement de la commune à la société Bouygues.

Manifestement Serge Dassault a craint une nouvelle décision de justice.

Deux autres plaintes pour des propos similaires tenus sur France Inter et dans le journal Le Monde doivent être jugées.

Dont Acte.

mercredi 27 janvier 2010

De quoi communisme est-il aujourd'hui le nom?

Samedi 23 janvier, j'ai participé au colloque "Puissances du communisme" (De quoi communisme est-il aujourd'hui le nom?). Participaient notamment: Jacques Rancière, Slavoj Zizek, Pierre Dardot, Samuel Joshua, Gaspar Tamas, et Stathis Kouvélakis.

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mercredi 20 janvier 2010

VENDREDI 22 JANVIER 19 heures à l'Espace Papeterie à Corbeil-Essonnes, voeux de Bruno PIRIOU!

Interviendront Pierre LAURENT, tête de liste du Front de Gauche pour les élections régionales en Ile de France et François DELAPIERRE, tête de liste du Front de gauche en Essonne.

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