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  <title>Le blog de Bruno Piriou</title>
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  <description>Blog de Bruno piriou, conseiller général de Corbeil-Essonnes-Villabé, vice-président en charge de la jeunesse et de l'éducation à la citoyenneté.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 06 Feb 2012 09:46:33 +0100</pubDate>
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  <item>
    <title>Une demande de commission d'enquête parlementaire sur le CHSF : l'intervention de Roland Muzeau à l'Assemblée Nationale</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2012/02/03/Une-demande-de-commission-d-enqu%C3%AAte-parlementaire-sur-le-CHSF-%3A-l-intervention-de-Roland-Muzeau-%C3%A0-l-Asssembl%C3%A9e-Nationale</link>
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    <pubDate>Fri, 03 Feb 2012 15:54:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>L'actualité des luttes</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.hemicycle_s.jpg&quot; alt=&quot;956_539&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;956_539&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Nous étions hier
après-midi, avec l'association &amp;quot;Sauvons l'Hôpital public&amp;quot;, à l'Assemblée
Nationale&lt;/strong&gt; pour assister à l'intervention de Roland Muzeau sur le
développement des partenariats public-privé dans la gestion publique. Je vous
invite à lire cette excellence intervention, qui fait un état des lieux complet
dur le développement surréaliste des PPP en France depuis 5 ans, si bien que
nous sommes le pays qui de loin a le plus recours à ces contrats en Europe.
Pourtant, toutes les études montrent leur coût exorbitant pour les finances
publics.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est assez ironique de voir que c'est le gouvernement de la
rigueur et de l'austérité&lt;/strong&gt; qui a littéralement plombé les comptes
publics en développement à foison et sans réflexion d'ensemble ces contrats qui
ne servent que des intérêts de court terme, et souvent ceux des grands groupes
de BTP qui dominent le marché de la construction.&lt;br /&gt;
Lire la suite pour l'intervention de Roland Muzeau&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mes chers Collègues,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de cette semaine de contrôle de l'action du gouvernement, les
députés du Front de gauche et ultramarins ont pris l'initiative du présent
débat sur les partenariats public-privé. Ce nouveau type de contrat
administratif permet aux pouvoirs publics de confier à des sociétés privées une
activité globale de financement, de conception, de construction, d'entretien,
de maintenance, d'exploitation, de gestion de projets étatiques, d'ouvrages ou
d'équipements nécessaires au service public.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le président Nicolas Sarkozy s'est employé à les généraliser, les
systématiser dans son offensive de privatisation de l'action publique, au nom
de l'efficacité, de la réduction des coûts, de la nécessaire modernisation de
la commande publique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
Parce qu'il fallait muscler un plan de relance au ventre mou, permettre aux « majors du BTP » de s'affranchir des règles de la concurrence et de capter 15% des 150 milliards annuels de commandes publiques, tout en prétendant alléger la dette publique, la loi du 28 juillet 2008 est venue  banaliser ce type de contrat.
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La commande passée était claire. L'instrument devait trouver &amp;quot;pleinement sa
place dans la commande publique, et non plus (être) un simple outil
d'exception » selon les termes de Christine Lagarde, ministre de
l'économie et des finances de l'époque.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisant fi des recommandations antérieures de la Cour des comptes, laquelle
sur la base de deux exemples, l'un concernant le « Pôle
renseignement » du ministère de l' Intérieur, l'autre le centre des
archives diplomatiques du ministère des Affaires étrangères, appelait déjà à la
prudence vis à vis de ces projets qui, je la cite « consistent à aller
chercher des tiers financeurs et à bâtir des usines à gaz, en oubliant que
celui qui emprunte pour le compte de l'Etat le fait à un coût plus élevé... ».
Choisissant d'ignorer l'inquiétude de son président Philippe Seguin qui
dénonçait la « myopie coûteuse » de l'Etat en la matière comme sa
recommandation de &amp;quot;réflexion approfondie sur l'intérêt réel de ces formules
innovantes&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisant également abstraction des fortes réserves d'interprétation émises,
en 2003, par le Conseil Constitutionnel rappelant que ces contrats dérogatoires
au droit commun de la commande publique devaient être réservés à des projets
d'une complexité particulière et justifiés par un critère d'urgence, la
majorité a accepté d'assouplir l'ordonnance du 17 juin 2004, au point de la
dénaturer. Quels qu'aient pu être les obstacles constitutionnels, les
interrogations, les réticences voire les oppositions, vous les avez balayés
pour atteindre votre objectif : placer la procédure de ces contrats
« parmi les modalités de droit commun de la commande publique » afin
d'offrir aux fonds privés la construction d'infrastructures
publiques.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les doutes et les critiques exprimés alors, y compris au sein de votre
majorité, auraient du vous inciter à davantage de prudence notamment pour des
raisons financières.Votre collègue du Nouveau Centre, Charles de Courson n'a eu
de cesse de plaider en ce sens. &amp;quot;Ne laissons pas croire que cette solution
représente le nec plus ultra et qu'elle n'entraîne pas d'endettement
indirect... Les contrats de partenariat reposent dans leur principe même sur un
transfert des risques aux opérateurs privés. L'externalisation des risques a
néanmoins ses limites, dès lors que ce n'est pas l'usager qui assure le
financement du contrat mais, de manière prédominante, le contribuable&amp;quot;,
disait-il, en insistant sur &amp;quot;le risque lié à la déconsolidation de la dette
liée à l'investissement public.”&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2008, au sein de cet hémicycle, je me souviens être intervenu pour
exposer, sans ambiguïté, notre refus de vous suivre sur cette voie idéologique
dangereuse et irresponsable.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet argument d'un texte tout sauf neutre idéologiquement a été validé depuis
par la doctrine administrative. François Lichere, professeur de droit public
dans la revue Contrat et marchés publics ( octobre 2008) relève que &amp;quot;ces
contrats ne se contentent pas d'offrir aux personnes publiques une nouvelle
technique contractuelle mais traduisent certainement un choix politique. Le
gouvernement actuel assigna même à la réforme de l'ordonnance une fonction
proprement politique : elle devait largement prendre part à la relance de
l'économie souhaitée à la suite de la crise des subprimes.&amp;quot; Sans se prononcer
sur &amp;quot;le point de savoir si cet objectif immédiat risque ou non d'être rempli&amp;quot;,
cet auteur fait &amp;quot;simplement remarquer que c'est sans doute beaucoup attendre
d'un contrat public qui doit demeurer, en vertu de la jurisprudence du Conseil
constitutionnel, une exception&amp;quot;, fin de citation. Echaudé par les marchés
d'entreprises de travaux publics, les trop fameux METP des lycées lancés en
Ile-de-France par l'ancienne majorité de droite, dont le bilan acte d'une
dérive financière exorbitante, je vous confiais ne pas croire à la possibilité
que des sociétés privées, pour qui efficacité est forcement synonyme d'une
rentabilité maximale, soient mieux à même de satisfaire l'intérêt général, les
objectifs de qualité et d'efficacité économique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'insistais sur les risques que les PPP se révèlent être bien plus onéreux
que les projets équivalents directement financés et réalisés par la
collectivité publique, les loyers versés au privé durant vingt, trente ans,
revenant à payer in fine, plusieurs fois le coût initial de l'équipement.
“N’encoure-t-on pas toutefois le risque que, par-delà les avantages budgétaires
que présente la méthode sur le court terme, le coût des redevances à payer aux
opérateurs privés ne viennent sur le long terme sérieusement entamer les marges
de manœuvre des acteurs publics, au détriment des contribuables.”&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous faisais part de mes réticences à voir reporter la charge des PPP sur
les générations futures. Rappelant l'exemple du métro de Londres, éclairant sur
les conséquences que peut avoir le développement de ce type de contrat, je vous
interrogeais sur les voies de sortie quand l’opérateur est
défaillant.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous continuons aujourd'hui à combattre le principe même de ces contrats
dépossédant la puissance publique des responsabilités qui lui incombent en
matière de maîtrise d'ouvrage, pénalisant gravement les PME vouées à devenir
les simples sous-traitantes étranglées des groupes monopolistiques
privés.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les faits nous donnent raison, votre réforme n'a pas permis une amélioration
de la qualité de gestion, du service et des coûts. Sur le long terme les
contrats de partenariat n'ont pas fait la preuve de leur efficience économique
par rapport à la délégation de service public ou à l’appel d’offres
classique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré cela et nonobstant depuis la multiplication des articles relatant les
difficultés soulevées par la transposition de ces dispositions relatives aux
contrats de partenariat de l'Etat aux contrats de partenariat des
collectivités, liées à la différence de fonctionnement des institutions
nationales et locales, le cadre législatif et règlementaire n'a pas été
amélioré.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aveuglé par ses objectifs d’opportunité moins économique que politique, le
gouvernement a persévéré, accéléré même pour faire des PPP l'eldorado de la
commande publique. Pour tous les grands travaux : hôpitaux, ligne
ferroviaire à grande vitesse, stades, prisons, universités, Grand Paris, futur
ministère de la défense, l'Etat et les collectivités ont privilégié ce
partenariat avec les acteurs privés. La folie a gagné du terrain.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le résultat nous le connaissons.“2011, sera une année record... le marché
français des PPP s'est hissé au tout premier rang européen” se félicite
François Bergere directeur de la mission d'appui aux PPP. Selon la banque
d'investissement de l'Union européenne, la France totaliserait près de 70% des
PPP signés en Europe.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le même temps la réalité de vos échecs scandaleux en la matière, les
dangers résultant de cette gabegie financière commencent à s'imposer. Pour le
Zoo de Vincennes, le Muséum devra verser des loyers de 12,25 millions d'euros
chaque année, plus de 306 millions sur 25 ans soit plus de deux fois
l'investissement total. Pour le pentagone à la française dont le coût est
évalué à 745 millions d'euros, la charge financière de l'Etat s'élèvera à plus
de 3,5 milliards en 27 ans. Les voix sont de plus en plus nombreuse à dénoncer
cette « myopie coûteuse de l'Etat », la “bombe à retardement des PPP”,
cette machine à masquer la dette et à goinfrer Bouygues, Eiffage et autres.
Vous devriez être plus attentifs à ces arguments, à ces chiffres d'autant plus
intolérables qu'ils s'inscrivent dans le contexte lourd de la question de la
dette publique, du déficit public, de l''hyper austérité prescrite au plus
grand nombre, de chasse à la fraude sociale. Difficile d'expliquer votre
légèreté en matière de maniement des deniers publics s'agissant de cet outil
juridique. Votre ami, Jean Arthuis, ancien ministre des Finances a récemment
qualifié ces partenariats &amp;quot;de fuite en avant qu'on ne pourrait plus
contrôler&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour cause, le Parlement est totalement dépossédé d'informations, faute
de bilan retraçant globalement les projets engagés, réalisés, à venir, évaluant
l'ampleur de leur coût global, présent comme futur, leur impact sur la
dette.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons aucun droit de regard sur les engagements financiers
considérables liés aux PPP. Selon les données disponibles sur le site de la
MaPPP ( mission d'appui au PPP), en montant d'investissement initial, les
contrats de partenariat de l'Etat sont les plus importants. 100 contrats
auraient été signé depuis 2004. La facture pourrait s'élever à 60 milliards
d'euros d'ici 2020 dont 15 milliards pour la seule année 2011. Le Parlement n'a
pas autorité pour intervenir sur ces investissements, ni son mot à dire sur les
surcoûts préjudiciables à la collectivité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour contrôler cette fuite en avant, Jean Arthuis préconise que &amp;quot;ces
contrats soient inscrits clairement dans les projets de loi de finances
annuels, avec l'état exact des investissements pour permettre d'avoir un
meilleur contrôle et surtout de réintroduire des arbitrages sur des sommes
colossales qui impactent l'avenir.&amp;quot; A défaut d'envisager de faire marche
arrière sur ces contrats, d'accepter d'en réévaluer l'opportunité, l'efficacité
, êtes-vous prêts à minima à ces solutions favorisant la transparence et le
contrôle ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un rapport parlementaire vient de rappeler “l'importance du suivi et du
pilotage du contrat” piloté par Bouygues Construction pour la construction du
futur minsitère de la Défense. Le gouvernement est-il disposé à transmettre le
contrat final de partenariat aux députés qui veulent légitimement avoir accès
aux termes de celui-ci afin de mener à bien leur mission de
contrôle ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Opportunité, coûts, délais, efficacité...combien de temps encore allez-vous
rester ainsi droit dans vos bottes à masquer les ombres au tableau et à nous
mépriser ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons le cas du PPP de l'hôpital sud francilien tournant au cauchemar.
“C'est l'illustration de ce de ce qu'il convient effectivement de ne pas
faire : appliquer dogmatiquement ces fameux PPP dans des domaines aussi
inappropriés que celui de la construction d'un hôpital public.” Ce point de vue
du conseiller général Bruno Piriou qui dès l'origine de cette folle aventure
n'a cessé d'alerter, de s'opposer, de mobiliser, je souhaite vous le faire
partager. Lundi 24 janvier, plus de quatre ans après les premiers travaux, le
Centre hospitalier sud-francilien construit par le groupe privé Eiffage, a
enfin ouvert ses portes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce “fleuron” de votre politique hospitalière, le plus grand chantier
hospitalier de France réalisé en partenariat public privé sur la période
2006-2011, pour un investissement initial de 344 millions d'euros, aurait du
accueillir les personnels des deux hôpitaux de Corbeil et d'Evry et les
patients de ce bassin de vie, depuis avril 2011.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les 8 000 malfaçons relevées lors de la réception du chantier début
2011 - des réserves classiques selon le constructeur spécialiste de
viaduc ; anecdotiques comme des éclats de peinture aux dires de Xavier
Bertrand ; cocasses et inadaptées aux besoins des personnels médicaux
comme ces bras articulés de blocs opératoires qui ne peuvent se croiser ;
plus graves tel le système de sécurité hors normes, voire dangereuses pour la
sécurité des patients...- et la polémique qui a suivi afin de savoir qui devait
supporter les 100 millions d'euros de rallonge exigés par le constructeur, ont
bouleversé le scénario idyllique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La polémique a commencé à enfler. Et pour cause, le loyer devant être payé
par l'Etat, dès 2011, et durant trente ans pour qu'il devienne propriétaire de
la structure, réévalué de 29 millions à plus de 40 millions annuel, tombait
quand même chaque mois dans la poche d'Eiffage alors que l'hôpital restait vide
et inopérationnel.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le même temps, pour tenir le budget, l'Agence régionale de santé
continuait d'exiger des restrictions budgétaires inacceptables - deux millions
d'économies soit l'équivalent de la suppression de 160 postes-, occasionnant la
démission du directeur, la mobilisation des organisations syndicales, des
praticiens hospitaliers, personnels soignants et administratifs, des usagers.
En octobre dernier, à l'occasion de l'examen du PLFSS pour 2012, dans un souci
de transparence, ma collègue Jacqueline Fraysse a questionné le gouvernement
sur cette opération tournant à la catastrophe financière et
sanitaire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Xavier Bertrand nous assurait alors de sa volonté d'ouvrir l'hôpital dans
les meilleures conditions et le plus rapidement possible. J'ose penser
qu'aujourd'hui les conditions optimales sont garanties pour les personnels
comme pour les patients.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on peut comprendre la volonté de son directeur par intérim « de
rendre cet outil propre à sa destination », il ne faudrait pas que d'autres
impératifs aient prévalu. Je pense à la situation financière de l'hôpital
largement plombée – d'aucuns dont le docteur Henri Lelièvre à la tête de
l'association “ Sauvons notre hôpital public” considérant probable le risque de
cessation de paiement. Les syndicats font encore état de « réserves »
et dénoncent une “rentrée au forceps dans le nouvel établissement.”&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouverture n'épuise pas le débat loin s'en faut.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne nous dispense pas de revenir sur les conditions politiques et
administratives ayant présidé au choix d'un tel contrat de PPP. Le conseil
d'administration du CHSF de l'époque présidé par monsieur Dassault, l'Etat et
l'ARS d'Ile-de-France, autorités de tutelles, ont délibérément renoncé à
défendre l'intérêt général en acceptant une telle formule juridique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
En l'espèce, le contrat de partenariat public-privé est un échec, dans la mesure où il n’a pas permis de réaliser cet établissement plus vite et à moindre coût, bien au contraire.
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport de septembre 2010 de la chambre régionale des comptes est sans
appel. Le projet est jugé « surdimensionné et très coûteux ». Le bail
emphytéotique hospitalier lui est qualifié de « formule juridique
contraignante et financièrement aléatoire ». Rigoureuse, la chambre régionale
des comptes avance des chiffres. « Le montant annuel du loyer versé au
constructeur à compter de 2011 s’élèvera à 38,8 millions d’euros par an, durant
trente ans, abondé aux deux tiers par l’État. » « Le coût final de
l’opération s’établirait à 1,188 milliard d’euros ». Sa conclusion est
redoutable, je cite toujours. “Ce choix paraît donc très onéreux pour
l'établissement. Le recours à une maîtrise d'ouvrage publique financée par
l'emprunt aurait été une solution certainement moins coûteuse – 757 millions
d'euros-, moins hasardeuse et surtout davantage maîtrisable par
l'établissement.” Pourquoi dans ces conditions ne pas avoir sérieusement
envisagé de dénoncer ce bail emphytéotique hospitalier?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette solution de sortie du PPP votée en juin dernier par le Conseil de
surveillance de l'hôpital favorable au retour à un montage public, plébiscitée
par la population consultée par référendum fin 2011 à l'initiative des élus
locaux du Front de gauche, a t-elle oui ou non fait l'objet d'une mission de
l'inspection générale des finances ? Le gouvernement a t-il mis son véto à
un tel scénario ? Sur les modalités financières, Xavier Bertrand déclarait
dans cet hémicycle ne pas avoir « l'intention de laisser pendant des
années, voire des décennies, cet établissement se débrouiller avec des déficits
qui serait dus à sa conception même. » Par delà ces déclarations de bonnes
intentions, il est désormais temps que la représentation nationale soit
informée de l'état d'avancement du dossier, des possibilités juridiques de
casser un tel contrat comme des conséquences financières. Le dernier PLFSS
fixant un Ondam revu à la baisse exige de gros efforts d'économies sur les
hôpitaux publics alors qu'ils sont déjà asphyxiés. Dans ce contexte
d'austérité, nous sommes d'autant plus légitimes à demander des comptes sur ce
gaspillage d'argent public. Il est également de notre responsabilité
d'expertiser les difficultés soulevées par cette procédure dérogatoire au droit
commun de la commande publique, de nous interroger sur l'opportunité de son
application dans le champ de la santé publique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
Xavier Bertrand, lui-même se demande si, je le cite « le BEH (bail emphytéotique hospitalier) est vraiment adapté. Je connais peu d'exemples d'hôpitaux pour lesquels les délais et les budgets n'ont pas été dépassés, entre le moment de la conception et de leur ouverture. Pourquoi ? Parce que, la procédure étant assez lourde, au cours de la construction, lorsqu'une nouvelle technologie apparaît ou que les soignants font des suggestions de réaménagement, on le fait sans hésiter, et les concepteurs ont entièrement raison de le faire. Mais si vous êtes, vous-même donneur d'ordre c'est plus simple qu'au sein d'une coopération public-privé. » Il est urgent effectivement de savoir si ces baux peuvent ou non intégrer la spécificité hospitalière, s'ils sont ou non compatibles avec la gestion d'un hôpital public. Mais là n'est pas le seul sujet.
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans exclusive, ouvrons le débat de l'opportunité du choix d'un PPP dans ce
domaine, exigeons la communication des termes du contrat actuel y compris dans
ses éléments financiers pour en expertiser le coût réel, les
surcoûts.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allons jusqu'au bout du sujet en abordant toutes les solutions, y compris la
sortie du PPP. C'est le sens, monsieur le Ministre, monsieur le Président, de
la demande de commission d'enquête que les députés communistes, républicains,
citoyens et du parti de gauche déposeront dans les jours prochains.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Un internat d'Excellence en Essonne, pour quoi faire?</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2012/01/31/Un-internat-d-Excellence-en-Essonne%2C-pour-quoi-faire</link>
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    <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 13:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>Au Conseil Général</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/test1_01.jpg&quot; alt=&quot;test1_01.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hier en séance publique du Conseil général&lt;/strong&gt;, Marjolaine
Rauze, présidente du Groupe Front de Gauche à l'Assemblée Départementale, et
moi-même, sommes intervenus pour contester la mise en place d'une structure
&amp;quot;d'excellence&amp;quot; qui accueillerait 42 élèves qui seraient, selon les termes
officiels, &amp;quot;motivés,sans problème de comportement particulier, et qui ne
disposent pas dans leur environnement quotidien d'un contexte favorable pour
étudier&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Je connais la réalité de notre département et de notre pays&lt;/strong&gt;.
C’est celle de ces jeunes qui à cause de difficultés souvent injustes,
décrochent, sortent du système scolaire sans aucune qualification, mais aussi
tous ceux qui sont motivés mais qui se heurtent aux obstacles d’une classe
difficile, d’un établissement stigmatisé, d’un environnement pas toujours
propice au travail scolaire. Cette réalité est concrète, insupportable :
elle mérite, j'en suis convaincu, des solutions immédiates, palpables pour le
plus grand nombre, pour ces familles qui y sont confrontés.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mais nous ne pouvons accepter cette logique élitiste&lt;/strong&gt;, qui
s'adresserait à une poignée d' &amp;quot;élus&amp;quot; de nos quartiers sans aucune réflexion,
ni remise en cause, à l'égard des politiques destructrices dans l'Education
Nationale depuis de nombreuses années.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous faisons partie, au Front de Gauche&lt;/strong&gt;, de ceux qui
réfléchissent, à gauche, à des réponses à ces enjeux en effet plus concrètes,
plus efficaces aussi, que l’éternel renvoi à la question des moyens pour
l’Education Nationale. Nous savons aussi, ne vous inquiétez pas, qu’il y a
beaucoup à inventer pour combattre les inégalités scolaires : dans
l’Education Nationale, et en dehors.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cependant, ce projet d’internat d’excellence&lt;/strong&gt; ne peut nous
convaincre. Au contraire, il soulève plutôt de profondes interrogations quant à
cette volonté du Conseil général de s’inscrire dans de telles logiques, en
prenant en charge une extrême minorité (on parle vraiment ici d’une extrême
minorité) pour lui donner « l’excellence », sans jamais remettre en cause
cette définition de l’excellence qui justement rejette les jeunes de ces
quartiers, sans jamais interroger ce qu’un tel dispositif veut dire pour ceux
qui n’y accèdent pas.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et l’on pourrait pousser la réflexion&lt;/strong&gt;, mais d’autres l’ont
fait avant nous dans des champs scientifiques sur lesquels nous politiques,
gagnons toujours à nous pencher, sur la manière dont ce types de décisions
prises à la marge sans remettre en cause une logique globale, la justifient, et
donc la renforcent et l’institutionnalisent.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.brunopiriou.fr/post/2012/01/31/Un-internat-d-Excellence-en-Essonne%2C-pour-quoi-faire#comment-form</comments>
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    <title>Le PPP de l'Hôpital Sud-Francilien en débat à l'Assemblée Nationale : bientôt une demande de commission d'enquête parlementaire!</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2012/01/30/Le-PPP-de-l-H%C3%B4pital-Sud-Francilien-en-d%C3%A9bat-%C3%A0-l-Assembl%C3%A9e-Nationale-%3A-bient%C3%B4t-une-demande-de-commission-d-enqu%C3%AAte-parlementaire%21</link>
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    <pubDate>Mon, 30 Jan 2012 15:53:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>L'actualité des luttes</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.photos_journal_003_m.jpg&quot; alt=&quot;photos_journal_003.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l’initiative du Front de Gauche de la première circonscription de
l’Essonne&lt;/strong&gt;, les député-e-s du Groupe Communiste, Républicains, Citoyens
et du Parti de Gauche interviendront le jeudi 2 février 2012 à 15h à
l’Assemblée Nationale pour interpeller le gouvernement sur le Centre
Hospitalier Sud-Francilien.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans le cadre d’une discussion générale sur le développement des
Partenariats Public-Privé (P.P.P.),&lt;/strong&gt; qui s’inscrit dans la semaine de
contrôle à l’Assemblée Nationale, le Groupe Communiste, Républicains, Citoyens
et du Parti de Gauche prendra comme exemple le cas particulier du Partenariat
avec le groupe privé Eiffage dans le cadre de la construction et de
l’exploitation du Site de l’Hôpital Sud-Francilien.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Roland Muzeau, député des Hauts-de-Seine&lt;/strong&gt; qui interviendra
au nom du Groupe Communiste, Républicains, Citoyens et du Parti de Gauche,
annoncera lors de ce débat le dépôt la semaine prochaine d’une demande de
commission d’enquête parlementaire sur ce Partenariat Public-Privé.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une délégation d’hospitaliers et de militants de l’association
« Sauvons l’Hôpital Public »&lt;/strong&gt;, dans laquelle figureront Bruno
Piriou, Conseiller général de Corbeil-Essonnes, et Ulysse Rabaté, candidat du
Front de Gauche aux élections législatives dans la 1ère circonscription de
l’Essonne, se rendra à l’Assemblée Nationale jeudi 2 février pour assister aux
débats.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Hommage à José Kinkela</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2012/01/30/Hommage-%C3%A0-Jos%C3%A9-Kinkela</link>
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    <pubDate>Sun, 29 Jan 2012 15:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>Corbeil-Essonnes</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/locataires_tarteretes/.DSC01791_m.jpg&quot; alt=&quot; &quot; title=&quot; &quot; /&gt;&lt;br /&gt;
Samedi, nous étions des centaines, de Corbeil-Essonnes et d'ailleurs, à rendre
un dernier hommage à notre cher ami José Kinkela, parti bien trop tôt à l'âge
de 55 ans.&lt;br /&gt;
La tristesse qui nous envahit est à la mesure de ce que nous laisse José. Le
sentiment d’une perte incommensurable et en même temps, un héritage en forme
d’un monde en soi&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Chère Albertine, l’épouse de José, chère Sandrine, Jenna, John, les enfants,
Véronique et Liliane, les sœurs,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes si nombreux, réunis ce matin pour saluer la mémoire de José
Kinkela.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tristesse qui nous envahit est à la mesure de ce que nous laisse José. Le
sentiment d’une perte incommensurable et en même temps, un héritage en forme
d’un monde en soi.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acceptons cette tristesse et cette mélancolie comme la belle manière de se
souvenir et de garder José en nous.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;José Kimpuni Kinkela est né le 30 août 1956 à Kinshasa, en République
Démocratique du Congo. Son père pasteur bénéficie d’une réputation qui dépasse
les limites de Kinshasa. Sa mère s’occupe du foyer. José a deux sœurs et un
frère. Après son Bac, José poursuit des études à l’Institut du bâtiment et des
travaux publics.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son ami d’enfance Wade, parmi nous aujourd’hui, se rappelle qu’à
l’adolescence déjà, José maîtrisait parfaitement l’art de chanter en chorale,
qu’il avait les qualités d’animateur et déjà, le goût de la vie, du bonheur et
du partage.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dès la jeunesse aussi, cette autre qualité que tous vous lui reconnaissez,
la générosité, rendre service comme ce jour où il n’hésita pas à se faire
passer pour le frère d’une amie lycéenne qui devait rendre des comptes avec sa
famille aux professeurs. 40 années plus tard, cette amie qui vit à Barcelone
s’est elle aussi effondrée en apprenant le décès de José.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 24 ans, comme bon nombre de jeunes étudiants, le désir de poursuivre ses
études et de travailler, le fait regarder vers l’Europe. A l’époque sous le
règne de Mobutu, il n’y a peu d’espoir d’émancipation avec la fermeture de
facultés, ni de changer la vie par la contestation. José craint l’enrôlement
dans l’armée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour José, ce sera Bruxelles. Il n’y restera que quelques mois. C’est par
l’intermédiaire de Nestor que José arrive à Corbeil-Essonnes. La réalité de la
grande majorité de jeunes immigrés d’Afrique est que sans revenu, sans
logement, sans papiers, poursuivre ses études est une mission
impossible.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1982, José est embauché à l’entreprise Dynamic à Ormoy, comme mouleur.
Toujours avec Nestor, il se syndique à la CGT, fait la connaissance de Moise,
lui aussi Corbeil-Essonnois, qui deviendra maire de Bamako, et de Kabouna, qui
écrira « l’enfant roi ». Très vite, José devient un meneur. Il rencontre
Lucien Vives qui anime l’union locale CGT à la Bourse du travail, Alain
Daisbin, son emblématique gardien. Dès 1983, José devient délégué syndical.
Animateur d’une première grève, le patron de l’entreprise demande aux salariés,
« pourquoi suivez-vous ces noirs ? ». Il devra très vite s’excuser. A
la suite d’une liquidation de l’entreprise, le repreneur cherche à se
débarrasser de l’encombrant José Kinkela. Il contacte le Préfet pour empêcher
le renouvellement du titre de séjour de José. La solidarité des salariés de
toutes origines ira jusqu’à l’arrêt de la production. Elisabeth Gauthier, qui à
l’époque anime l’activité des communistes sur le secteur et le maire Roger
Combrisson soutiennent le mouvement. Une manifestation est organisée devant la
Préfecture. José obtient alors, un récépissé et l’autorisation de
travailler.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est à ce moment que José se construit sa conscience politique et ressent
l’intérêt et l’utilité de l’action collective, qu’ensemble il est possible de
remporter des victoires contre les injustices. Il adhère au Parti communiste et
devient un militant actif à l’entreprise et à Corbeil-Essonnes, dans le
quartier des Tarterêts, aux côtés d’Alain, de Françoise, de Jacques, de Marco
qui deviennent des amis. C’est aussi l’époque de la première guerre du golfe et
leur engagement pour la paix fédère les habitants du quartier.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fermeture de l’entreprise Dynamic, José est embauché au siège de la
CGT, à Montreuil. Il y travaillera en horaire décalé jusqu’à ce que la maladie
le contraigne à l’arrêt.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est en 1995, après notre défaite électorale, que José et moi faisons
vraiment connaissance. Après le départ de Sylvain, élu du quartier, de Danièle
Gauthier et Gérard Solo, il n’est pas facile de militer dans le quartier.
Quelques uns résistent, avec Alain, Lucette. C’est le moment où très vite la
nouvelle municipalité envisage la démolition des premières tours, la 5
Renoir.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’amicale des locataires CNL n’existe plus. Nous comprenons aussi vite que
sans amicale, les locataires vont avoir beaucoup de mal à se défendre. José
décide d’en prendre la tête. C’est le début d’une formidable aventure humaine.
Depuis ce moment, la fin des années 90, nous ne nous sommes pas
quittés.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l’amicale des locataires, José a trouvé l’organisation humaine utile à
la défense des droits des locataires mais il a été beaucoup plus loin. Il a
fait de l’amicale, au 3 rue Paul Gauguin, le cœur battant du quartier pour le
respect de la dignité humaine, le lieu de la solidarité gratuite et
désintéressée. Avec l’amicale, il a traduit sa générosité en action
collective.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a su imprégner l’amicale de ses exceptionnelles qualités humaines, la
générosité, rendre service naturellement, donner ce que l’on a, l’amour des
autres, le refus de la souffrance et de l’injustice, le rejet des conflits sans
intérêts. Il a fait de l’amicale le lieu commun aux habitants de toutes
origines, de toutes confessions. L’amicale est même devenue l’association
fédérative du quartier, jouant un rôle dynamique au sein du conseil consultatif
des habitants du temps où il se réunissait.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;José marquait chaque personne qu'il rencontrait. Combien d'entre nous ici
ont ce sentiment d'avoir une relation particulière à José. Il savait donner
toujours quelque chose de nouveau, une attention qui s'adressait à chacun en
tant qu'être humain différent.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;José tirait l’humain vers le haut, il ignorait la médiocrité. Il a su
opposer au donnant donnant, l’esprit de solidarité et d’émancipation
collective.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne compte plus les expulsions locatives empêchées, certaines mémorables
comme celle où nous avons relogé une famille après avoir percé la serrure
blindée par le bailleur, avec une cinquantaine de locataires et voisins sur le
palier et les enfants qui crient victoire quand la porte s’ouvre, jusqu’à la
dernière en octobre dernier où José obtient avec notre concours le départ de la
police et l’annulation de l’expulsion. Cela alors qu’il est déjà sous perfusion
tous les soirs à 18 heures.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour José rien ne pouvait justifier qu’un être humain dorme dans sa voiture
par manque de logement, qu’une femme âgée sous tutelle puisse être expulsée,
qu’une famille se voit couper l’électricité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La solidarité pour chacun mais aussi l’action collective :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Pour obtenir le droit de se réunir, il y a 10 ans quand il invite les
locataires à venir avec leurs chaises se réunir dehors devant le centre
commercial,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• pour la belle et évidente idée qu’il faut construire des logements neufs
avant de démolir les anciens, en restant jusqu’au bout aux côtés des
courageuses familles jusqu’à ce qu’elles obtiennent le logement de leur choix,
lui qui a subi deux déménagements, 5 Gauguin, 7 Cézanne et 5 Cézanne et qui
s’apprêtait à redéménager une troisième fois dans ce même quartier,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Pour aider au dédoublement des appartements des familles polygames,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Pour organiser la collecte après l’incendie de la tour et transformer
l’amicale en garde meubles,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Pour distribuer l’eau potable lors de coupures d’eau,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Pour faire le siège du Logement Francilien contre les insupportables
pannes d’ascenseurs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Pour protester contre la police lors des inacceptables gazages notamment
ce jour de la fête place du marché,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Jusqu’à sa dernière manifestation il y a trois mois à Evry devant les
locaux du bailleur pour exiger la transparence sur les charges et les loyers et
faire grandir cette idée neuve, oui il faut baisser les loyers te les
charges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu as raison Radya, quand aux côtés de Marie Thérèse et de papa Bocquet, tu
disais que José était un guerrier, un Robin des Bois, à l’écoute de chacun,
jusqu’au bout, jusqu’à en oublier sa maladie. José était un déterminé, il ne
lâchait rien. José donnait vie à l’idée que chaque humain a droit à l’attention
de l’autre, qu’aucune situation sociale ne justifie l’abandon. Il savait
toujours aller chercher le dernier argument pour défendre une cause en
débusquant la part d’humanité qu’il y a chez chacun. Avec José, chaque
situation humaine méritait l’attention, il donnait de la force aux autres, on
le suivait loin, très loin.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si José a été de tous les combats politiques, de toutes les campagnes
électorales avec les communistes et les amis de La VillEnsemble, je voudrai
souligner à quel point José était un homme politique aussi intransigeant sur
ces principes et ses valeurs qu’ouvert aux autres.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est une leçon à méditer. Sa générosité l’amenait à respecter celles et
ceux qui ne pensaient pas comme lui. Il avait compris que derrière un
désaccord, il y a une idée, qu’il ne sert à rien de la nier, qu’il faut
l’écouter et la travailler.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il avait le sens du mouvement et du rassemblement à construire dans
l’intérêt des gens, plus que le sens trop souvent bien stérile de l’esprit
partisan. José fut bien utile à faire reculer tous les sectarismes. José fut un
beau trait d’union pour que dans cette ville les unions se fassent. José avait
l’autorité de celui qui fait grandir son prochain.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous êtes nombreuses et nombreux, à souhaiter que la future maison des
associations et bourse du travail puisse porter le nom de José Kinkela. Nous
saurons en faire la proposition&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous toutes et tous réunis à vos côtés, Albertine, Sandrine, Jenna et John,
soyez certains que nous mesurons et partageons votre peine.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tienne Albertine, qui a partagé toutes ces années auprès de lui, ton
José. Toutes les qualités de José, tu les as, toi qui as toujours naturellement
fait tienne sa générosité. Du premier appartement à Montconseil, à celui rue
Audifred Bastide sur la rive droite jusqu’aux Tarterêts.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre sens de l’hospitalité vous aura fait héberger jusqu’à près de
cinquante personnes différentes au cours de ces 30 dernières années, de la
famille bien sûr mais aussi des amis ou de simples connaissances, certaines
jusqu’à les considérer comme ses propres enfants, ses propres frères et
sœurs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sais Albertine que jusqu’au bout, tu as voulu y croire comme lors de
cette vite à l’institut Gustave Roussy où le médecin imaginait tenter de
nouveaux médicaments. Tu sais combien José t’aimait et était fière de
toi.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A vous les enfants, qui n’avez pas de mots assez beaux pour parler de votre
papa. Ton papa d’amour, Sandrine, qui, dans ton enfance, ne pouvait s’empêcher
de t’acheter quelque chose, une corde à sauter, un élastique, qui t’emmenait
faire de la balançoire. Jenna, qui parle de son papa comme d’un homme déterminé
qui lui a donné le goût d’apprendre, John, d’un papa bon, trop bon qui comme
lui aime la rencontre avec les autres. Vous témoignez qu’être généreux avec les
autres n’enlève rien à sa famille, bien au contraire, votre papa vous a tant
appris. Notamment ce respect de l’adulte, du plus âgé,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« MOUKONGO YA MUKOLO E CUE YAKATE »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Le dos de l’adulte ne peut pas toucher le sol », aimait il
répéter.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aussi son affection pour les jeunes, qui l’a amené à diriger ici aussi,
une chorale, « Les Teeneger’s Spirit Bana Molimo ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous témoignez aussi de l’esprit de tolérance de votre papa, il disait
« Un arbre tordu, tu ne peux pas le redresser trop rapidement, sinon tu
vas le casser, peut être même, restera t-il toujours un peu
penché. »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sais aussi votre fierté, d’avoir eu un papa appelé « tonton »
par tant de jeunes du quartier, en signe de respect.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’aurai aussi une pensée pour le frère de José, Dieudonné, Wass pour les
intimes, parti lui aussi, bien trop tôt, il y a tout juste un an. Je sais que
José l’a gardé en lui jusqu’à ses derniers instants. Un grand merci, aux
médecins, Stéphane Krief, à celles et ceux personnels soignants et non
soignants de l’hôpital Sud Francilien, de la clinique du Moulin, pour votre
attention à José qui ne vous a jamais laissé indifférent.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Permettez moi d’associer à cet hommage, vous toutes et tous, ses amis, qui
ont vécu, milité avec José, qui l’ont accompagné, aidé, conduit, vous aussi,
ses amis et les membres de sa famille qui avez partagé cette redoutable
semaine.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes évidemment perdus sans José. Nous allons mettre du temps à
retrouver la route. Mais je suis certain qu’avec ce que José a semé en chacun
de nous, le fil de la vie va reprendre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci José, merci mon frère.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.brunopiriou.fr/post/2012/01/30/Hommage-%C3%A0-Jos%C3%A9-Kinkela#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Grand succès de la cérémonie des voeux 2012 : personne ne nous empêchera de rêver!</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2012/01/23/Le-grand-succ%C3%A8s-de-la-c%C3%A9r%C3%A9monie-des-voeux-2012</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 11:36:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>L'actualité des luttes</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.7874_m.jpg&quot; alt=&quot;7874.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vendredi soir, près de300 personnes se sont rendues à la belle
soirée politique et festive que nous avions organisé pour fêter la nouvelle
année.&lt;/strong&gt; Cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas retrouvés si
nombreux, de tous les horizons, de tous les quartiers de Corbeil-Essonnes et
d'ailleurs, pour parler de cet autre monde que nous voulons construire
ensemble.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux mots politiques ont succédé les voix des douze musiciennes du Groupe
Yemaya la Banda.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour en mots et en images sur cette belle soirée.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Discours de Bruno PIRIOU&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci chers amis d’avoir répondu à l’invitation pour cette traditionnelle
rencontre des vœux.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.7802_s.jpg&quot; alt=&quot;7802.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’occasion de se souhaiter une bonne et heureuse année, de réaffirmer notre
attachement à la fraternité et à la solidarité. Je tiens à saluer, tout
d’abord, ceux qui mènent à Corbeil-Essonnes le combat pour une autre
ville : Nicole Méresse, conseillère municipale, qui joue quotidiennement
un rôle indispensable pour faire exister l’opposition politique dans notre
ville, et le combat est rude. Michel Nouaille, qui, lorsqu’il anime le Parti
Communiste où le mouvement sportif à Corbeil-Essonnes, contribue lui aussi
fortement à faire exister l’idée d’une autre ville. Jean-Pierre Drapier
également, à la tête de l’Association La VillEnsemble, qui fait toujours
avancer une autre manière de faire de la politique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce soir, c’est l’occasion aussi de passer je l’espère un agréable moment
ensemble le temps d’une soirée, puisque ce soir en plus du buffet
minutieusement préparé par Dalal Subhi et l’association des familles du centre
ville, nous renouons avec la musique et la danse dans une ambiance, vous le
verrez, surchauffée grâce aux douze musiciennes de Yemaya la Banda.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais par les temps qui courent, avant la fête, quelques mots de
politique ne seront pas superflus.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Déjà que notre quotidien n’est pas que réjouissant, dorénavant, notre destin
serait suspendu à des agences de notations, agences pères fouettards à tous les
coups le peuple perd, qu’il ait été bon ou mauvais élève, c’est la punition
assurée avec une cure d’austérité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tout, à 93 jours d’une élection présidentielle dont on dit aussi qu’elle
ne se jouerait qu’entre deux candidats, entre le vote utile de droite et le
vote utile de gauche. Si c’est cela la perspective, à quoi bon se souhaiter une
bonne année.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a plus d’espoir à se rappeler Jean Jaurès quand il dit « qu’il ne
peut y avoir de révolution que là où il y a conscience », &lt;strong&gt;alors, les
militants que nous sommes devons faire appel à notre réflexion et à notre
intelligence.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que quand même, qui avait raison en 2005, au moment du référendum sur
le Traité de Lisbonne qui vendait, rappelez-vous, la concurrence libre et non
faussée comme principe constituant de l’Union Européenne, supposé libérer
l’économie et la croissance ? Déjà à l’époque, les dés étaient soi-disant
jetés. Le oui allait l’emporter. C’était sans compter sur la capacité des
citoyens à s’informer, à échanger, à réfléchir, à raisonner, à prendre
conscience. En quelques mois le non était passé de 36% dans les sondages à 55%
dans les urnes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple a rejeté le traité mais le gouvernement l’a fait rentrer par la
fenêtre. Avec comme résultat une crise existentielle de l’Euro et de toute l’UE
où la crise financière mondiale a pris un caractère particulièrement aiguë, en
raison de la nature même de la construction européenne selon les manuels du
néolibéralisme.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors prenons un petit moment ce soir pour pousser notre
réflexion.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des mois que l’on nous assène le même plat, le poids de la dette publique
avec une seule recette: l’austérité ! Et cela partout, dans chaque
collectivité, en France, en Europe. Pourtant, il saute aux yeux que cette
recette est pire que le mal qu’elle entend soigner. En Grèce, la super
austérité détruit – ce n’est malheureusement pas une exagération – le pays qui
se voit plongé dans une récession forte, avec des salaires en baisse de 25 à 40
%, et, c’est logique, le chômage et le déficit qui explosent. La dette devient
ingérable, le pays est la proie des marchés, le pouvoir européen place un
banquier à la place du gouvernement issu des élections, mais la chute
continue.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.7832_m.jpg&quot; alt=&quot;7832.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’où vient en effet cette dette ? &lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.Economistes-atterres_s.jpg&quot; alt=&quot;Economistes-atterres.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Les économistes critiques,
d’ailleurs de plus en plus nombreux, montrent que ce ne sont pas les dépenses
publiques (Etat et collectivités locales confondus) qui auraient augmenté ces
15 dernières années. Nous savons d’où viennent les déséquilibres
croissants : ce sont les recettes publiques qui ont baissé ! Parce
que la pensée unique néolibérale - défendue par le MEDEF, la droite, mais aussi
une partie significative du PS – a érigé un certain nombre de principes dont on
voit aujourd’hui toute la nocivité :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• il fallait baisser les impôts des plus fortunés et on a vu exploser les
inégalités et se vider les caisses de l’Etat ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• il fallait baisser les cotisations sociales côté patronal et on a obtenu
une hausse des dividendes pour les gros actionnaires ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• il fallait gagner en compétitivité en baissant les salaires et on a vu se
vider les poches des salariés mais aussi les caisses sociales et de
l’Etat ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• il fallait déconstruire le droit du travail et on voit exploser la
précarité, le nombre des salariés pauvres ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• il fallait la liberté de la circulation des capitaux et on a récolté la
spéculation poussée au point de déclencher une crise financière mondiale qui
entraîne les finances publiques dans la tourmente.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et on veut nous dire aujourd’hui que pour résoudre la crise, il
faudrait pousser encore plus loin ces principes ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce serait une folie.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que la fuite en avant ne peut que déboucher dans un désastre social et
la récession économique, dans la remontée de dangereux nationalismes dans une
Europe en échec, dans des divisions au sein des sociétés et entre les peuples
ce que savent parfaitement utiliser à leur profit les droites populistes et
extrêmes en Europe.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C’est Non, parce que nous savons parfaitement qu’une AUTRE logique
est possible.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.ANL_7877_m.jpg&quot; alt=&quot;ANL_7877.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Et que seule une rupture avec la logique
actuelle peut ouvrir une perspective de sortie de crise. Le chantage autour de
la dette publique qui nous empêcherait de changer de politique n’est en fait
qu’un moyen de faire taire toutes celles et tous ceux qui disent aujourd’hui,
dans les usines, dans les services publics, l’Education Nationale, dans les
hôpitaux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous savons&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• qu’on peut réguler et faire reculer le pouvoir des marchés financiers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• qu’on peut détacher les banques de la spéculation pour qu’elles financent
l’économie réelle;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• qu’on peut libérer les Etats européens de la mainmise des marchés en
faisant financer les activités des Etats et collectivités en dehors des marchés
financiers, en mobilisant les banques centrales dans l’intérêt général .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Nous savons que nous pouvons relancer l’économie, l’industrie, la
recherche, le travail dans le sens d’un nouveau type de développement en
consacrant les richesses produites dans l’intérêt général, en augmentant les
salaires et les investissements utiles au détriment des dividendes qui, en
2011, – on vient de l’apprendre – ont augmenté de 15% !! pour les groupes du
CAC40. Ces 45 milliards d’Euro auraient pu sauver combien d’emplois, maintenir
en vie combien d’usines, former combien de chômeurs de longue durée ? On
voit combien notre revendication du SMIC à 1700 E est
justifiée !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les choix peuvent donc être inversés!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas capituler face aux diktats des marchés financiers et l’humain
d’abord, avec la démocratie, la priorité à l’emploi, la planification
écologique, la refondation de l’Union Européenne, tels sont les messages lancés
par le Front de Gauche.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Son discours ne se limite pas à la protestation : il exprime
clairement l’ambition de changer les pouvoirs, d’obtenir une majorité et de
devenir la première force à gauche.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est une voie qui ouvrirait une voie inédite et prometteuse en Europe, la
seule à nous prémunir contre le nationalisme et la violence qui peuvent être le
résultat de la concurrence sauvage qui est aujourd’hui la règle. Pour donner un
nouveau souffle à cette belle idée qu’est l’Europe des peuples, née je vous le
rappelle il y a plus de soixante ans, à l’heure où en France, les idées du
Conseil National de la Résistance faisaient aussi triompher la solidarité et
l’espoir en l’avenir. Oui, les dès ne sont pas jetés dans ces échéances à
venir.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et réellement, l’espoir d’une belle année, c'est de devenir acteur,
du débat, de l’échange d’idées, de la progression de la seule force politique
qui porte ces idées,&lt;/strong&gt; le Front de gauche et avec ce front, un seul
candidat à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.melenchon-affiche-besancon_m.jpg&quot; alt=&quot;melenchon-affiche-besancon.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, ces échéances électorales tombent bien. A nous de les utiliser pour
élever le niveau du débat et l’amener sur les vrais sujets, faire correspondre
les débats politiques aux questions que les citoyens se posent.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le besoin d’une réelle alternative, l’occasion enfin, à partir de ce que
nous vivons au quotidien, de redonner des repères dans le débat politique, de
redonner et du sens au clivage gauche droite et au combat de classes,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De prendre conscience que ce front de classe à réinventer, c’est
vous, c’est moi,&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Ce sont vos collègues de travail, vos voisins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Ce sont ces ouvrières en larmes de l’usine Lejaby d’Yssingeaux à qui l’ont
dit après des années d’exploitation qu’elles ne servent plus à rien, ce sont
les employés précaires des services à qui subissent les temps partiels, les
longs trajets, les petits contrats,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Ce sont ces employés de la grande distribution, de la restauration ou des
entrepôts qui fleurissent en périphérie,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Ce sont les fonctionnaires territoriaux, les enseignants au métier si
fabuleux et confrontés à la fracture sociale et culturelle et l’insuffisante
formation,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Ce sont ces infirmières, ces médecins, ces agents administratifs qui
vivent au rythme de la RGPP, des coupes budgétaires alors que le service public
a tant à faire,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• ce sont ces chômeurs qui s’accrochent à leur dignité,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• ce sont les allocataires de la CAF, les salariés et les utilisateurs de
Pôle Emploi,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• ce sont les sans papiers qui dorment la nuit devant la préfecture pour
obtenir le renouvellement de leu titre de séjour,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• ce sont les retraités qui n’en peuvent plus de compter à 10 euros
près,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• ce sont ces jeunes à qui l’ont dit qu’ils sont trop jeunes,&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.7881_s.jpg&quot; alt=&quot;7881.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oui ce front de classe, c’est vous, c’est moi, c’est nous, qui
devons travailler à sa consolidation pour redonner le goût de la
politique.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment où tant de peuples se battent et des militants paient de leur vie
pour démocratiser leur société, nous ne pouvons nous résigner à banaliser
l’idée que la politique ne pourrait plus rien, que voter ne servirait plus à
rien.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien sur que la démocratie représentative est très mal en point, que tout
est fait pour que l’élection présidentielle ne puisse conduire à un véritable
changement ! Mais nous avons besoin de politique, et ce sont les plus
faibles qui en ont le plus besoin car la loi de la jungle les écrase. 10 ans
déjà que Pierre Bourdieu nous a quitté. &lt;strong&gt;Quelle pertinence quand il
disait que « pour changer la vie, il faudrait commencer par changer la
politique. »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oui, nous avons besoin de ré-inventer la politique, de changer les
pouvoirs, d’inventer à la place des institutions qui ont aujourd’hui souvent
des fonctions d’exclusion, de nouvelles institutions pour la mise en place
d’autres choix avec au cœur les citoyens.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.titre_prenez-le-pouvoir_s.jpg&quot; alt=&quot;titre_prenez-le-pouvoir.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;
C’est pourquoi Jean-Luc Mélenchon a raison d’en appeler aux citoyens pour
qu’ils prennent le pouvoir, partout où il y a du pouvoir à prendre. C’est cela
le vote utile, celui celui qui crée véritablement les conditions du changement.
Le tout sauf Sarkozy ne peut suffire. Il nourrit l’abstention, le découragement
et le vote Le Pen.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mot sur l’extrême droite. A l’occasion de ces vœux, je souhaite alerter,
en appeler, au quotidien à ne rien laisser passer, de réflexes, de mots,
d’actes racistes, anti tout ce qui est différent, plus pauvre que soi
souvent.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Se souhaiter une bonne année,c’est prendre sa part pour faire
reculer le Front National.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/non_au_fn.jpg&quot; alt=&quot;non_au_fn.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l’on ne combattra pas le Front National avec de la morale mais en créant
une dynamique à gauche suffisamment puissante pour mobiliser de nouveaux
électeurs, des abstentionnistes, pour restreindre le champ du FN.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Front National se dit « contre le système ». Mais il oublie de
nommer les responsables. Aucune remise en cause des banquiers, des
actionnaires, de l’élite économique et financière. Les responsables de la crise
seraient les immigrés, les assistés, les fainéants, en un mot les plus faibles.
Le milliardaire qui s’enrichit dans la spéculation aurait tous les droits, le
Rom qui prend de l’eau publique pour survivre devrait aller en
prison.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comprenons que cette haine cherche à opposer non pas les oppressés contre
les dominants, mais les moins pauvres contre les plus pauvres.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le FN s’occuperait de la question sociale mais avec lui pas question de
droits sociaux, de justice sociale mais de mérite. Pour être aidé, il faudrait
le mériter. La méritocratie cela institutionnalise une société fliquée,
autoritaire et inégalitaire. Le FN dénonce tous les politiques. Mais observer
leur vote là où ils sont élus. Ils votent toujours les mesures les plus
droitières. Le projet du Front National c’est de substituer à la droite dite
classique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensemble menons ce débat d’idées, soyons solidaires entre nous, soyons
riches de notre solidarité et de notre générosité à défaut de l’être dans sur
notre compte en banque. &lt;strong&gt;Ensemble créons une dynamique à gauche
suffisante qui puisse faire reculer l’extrême droite.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;« Le monde ne sera sauvé que par les insoumis », disait André
Gide.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’histoire lui donne raison et elle ne s’écrit pas à l’avance. A chaque
grande crise, ce sont eux les insoumis, les indignés qui ont fait les progrès
de l’humanité.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.time_protester_s.jpg&quot; alt=&quot;time_protester.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Regardons, quels sont celles et
ceux qui font chaud au cœur dans l’histoire contemporaine ? &lt;strong&gt;De
quels côtés sont ils&lt;/strong&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Ils sont du côté de la Résistance en France il y a juste 70 ans,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• du côté de la décolonisation,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• de la lutte contre toutes les dictatures,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• du côté de la libération de Nelson Mandela et la fin de l’apartheid,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• de l’arrivée au pouvoir de gouvernements de gauche en Amérique Latine avec
la nationalisation des ressources pétrolières et des banques,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• de la lutte du peuple Palestinien et l’entrée de la Palestine à l’Unesco
et la libération de Salah Hamouri,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• ce qui fait chaud aux coeur encore sont aux côtés de celles et ceux qui
luttent contre la peine de mort avec parfois des victoires comme la sortie du
couloir de la mort de Mumia Abou Jamal,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• et cette année aussi celles et ceux qui dans les pays Arabes et en
Espagne, en Grèce ont fait que 2011, le manifestant, l’indigné a été déclaré
l’homme de l’année.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesurons notamment ce qui c’est passé en Tunisie.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La révolution Tunisienne est à l’origine une révolution sociale, qui a pris
ses racines dans le soulèvement des chômeurs du bassin minier de Gafsa dès
2008, puis dans celui des jeunes de Sidi Bouzid, Kasserine, Thala, après le
geste désespéré de Mohamed Bouazizi, ce jeune diplômé chômeur, le 17 décembre
2010.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_mai_juin_juillet_2011/.Tunisie_m.jpg&quot; alt=&quot;Tunisie.png&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand une idée, un sentiment s’emparent majoritairement d’un peuple,
alors cette idée, ce sentiment peut prendre une force invincible.&lt;/strong&gt;
C’est vrai en Tunisie comme à 800 km au Nord, en France. Alors bien sûr, en
Tunisie comme dans ces pays qui ont basculé cette année, tout reste à faire.
Mais comme le dit Sanaa Benachour, de l’association tunisienne des femmes
démocrates, &lt;strong&gt;« le vent de liberté sur notre pays, c’est le
changement le plus net, le plus joyeux, celui qui apporte le plus de bonheur.
»&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce sont les femmes et les hommes comme nous ici ce soir qui écrivons
au quotidien les belles pages de l’histoire de notre
humanité.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car nous aussi à Corbeil-Essonnes et Villabé nous avons de quoi agir
politiquement avec le vote mais aussi au quotidien pour nous défendre,
résister, changer les rapports de force, nous mêler de nos affaires, conquérir
de nouveaux droits pour vivre mieux ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_mai_juin_juillet_2011/.ANL_7834_s.jpg&quot; alt=&quot;ANL_7834.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Je ne prendrai que
quelques questions qui cette année peuvent nous mobiliser pour concrètement
changer notre quotidien.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;Notre santé publique,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_septembre_octobre_nov_dec_2011/.votez_chsf_s.jpg&quot; alt=&quot;votez_chsf.PNG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;parce qu’il est
insupportable que les plus démunis soient soignés dans les hôpitaux les moins
bien lotis quand les plus aisés bénéficient des meilleures cliniques privées.
Nous avons eu raison aux côtés de l’association « sauvons notre hôpital
public » et je salue son président, le médecin Henri Lelièvre, d’engager
l’action pour le retour 100% public de l’hôpital Sud Francilien avec, juste
avant Noël, 3400 personnes en quelques jours qui votent à 99% pour la sortie du
PPP.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je tiens à saluer, encore une fois, l’engagement de dizaines de militants
qui sont allés à la rencontre des gens pour faire voter, discuter services
publics, solidarité. Bien sûr le déménagement doit se faire mais dans la
transparence financière, transparence des conditions sociales et sanitaires de
l’accueil et du soin des patients. Sans notre action, cet hôpital restera
propriété du groupe Eiffage et comme le disent les médecins, les exigences
financières du groupe privé sont telles que le risque existe que notre hôpital
devienne un jour 100% privé. Dans les jours qui viennent nos amis députés du
Front de gauche déposeront une commission d’enquête parlementaire pour demander
des comptes au groupe Eiffage et créer les conditions politiques du rachat par
l’Etat des murs et de la gestion de l’hôpital. Une nouvelle réunion publique
est prévue début février.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;L’emploi.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile mais essentielle bataille. Je salue les salariés d’Hélio qui
cherchent par tous les moyens à sauver leur entreprise avec leur projet de
coopérative, comme dans d’autres sites en France qui montrent s’il en était
besoin que le marché capitaliste est incompatible avec la protection de
l’emploi, de la qualité du travail et de la mise en réseau des acteurs
économiques en amont et aval de la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;L’avenir des jeunes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n’est pas un hasard si les jeunes ont été au cœur des révoltes en 2011
aux quatre coins de la planète. Pour m’occuper particulièrement de cette
question au Conseil général, je connais tout à la fois leur désir de réussir
leur rêve et en même temps leur angoisse de l’avenir.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.ANL_7883_m.jpg&quot; alt=&quot;ANL_7883.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passons du constat de la galère de la jeunesse à l’action concrète et utile
pour leur donner la parole, la place qu’ils méritent dans la société, les
accompagner dans leur lien avec les entreprises. Je salue à l’occasion, Arnaud
Duverne, le président de la nouvelle association « Oui je me lance »
qui regroupe plus de 30 chefs d’entreprises Corbeil-Essonnoises et qui souhaite
s’engager sur cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;Le logement. : changer de logique, une urgence
vitale!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_septembre_octobre_nov_dec_2011/.photo_3__m.jpg&quot; alt=&quot;photo_3_.JPG&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Dans le domaine du
logement aussi, nous avons tant à faire, concrètement, sans attendre. Depuis de
nombreuses années, le travail indispensable, sans égal à Corbeil-Essonnes, de
l’Amicale des Locataires du quartier des Tarterêts et son président, notre cher
ami José Kinkela, nous démontre tout le sens et l’utilité de ce combat de tous
les jours qu’est celui des Amicales des Locataires dans des villes comme les
nôtres.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le quartier de l’Ermitage, nous avons été de ceux qui ont aidé à la
création d’une nouvelle Amicale qui aujourd’hui, commence à jouer un rôle dans
le quartier. Bientôt j’espère, nos amis auront un local.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se battre contres les expulsions qui sont toujours la pire des solutions,
assurer le relogement des familles dans des conditions satisfaisantes, faire
vivre un local, un réseau de familles, de connaissances, d’amis attachés à
améliorer les conditions de vie dans le quartier. Quand la part des loyers dans
les revenus des locataires a doublé en trente cinq ans, alors oui il y a
urgence aux côtés des locataires à rendre populaire l’exigence de la baisse des
loyers et des charges. Ces combats sont les nôtres, et je vous assure qu’à
Corbeil-Essonnes, je continuerai à les mener avec la même colère, le même
enthousiasme qui ont été les nôtres ces dernières années.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;Les conditions de transport&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne serai pas trop long, mais sur ce point comment pouvons-nous accepter
les conditions de transport sur la ligne D du RER, ces retards à répétition qui
font que par exemple, nos jeunes se voient refuser un emploi quand les
employeurs découvrent qu’ils sont sur cette ligne et craignent les retards. La
mobilité est un enjeu de démocratie. L’idée de transports publics efficaces,
accessibles, qui redeviennent un choix face à celui de la voiture : voilà
une idée neuve. Dans d’autres départements que le nôtre, le mouvement est déjà
enclenché. Ici aussi, battons-nous pour le tarif unique, le doublement des
rames, le renouvellement des wagons : très franchement, ce ne serait pas
de trop. A Corbeil-Essonnes, nous avons des amis qui se battent sur le
sujet : je salue Gilbert Tranier et Patrick Coulon qui avec le Front de
gauche, organisent la semaine prochaine une rencontre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;Les services publics comme l’action par les communistes de Villabé
pour que l’eau redevienne pleinement un service public.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;La qualité de l’urbanisme dans notre ville&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.7837_s.jpg&quot; alt=&quot;7837.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Pour partager le plaisir de vivre
ensemble. Rappelons nous ce qu’a défendu le philosophe de la ville Henri
Lefebvre dans son ouvrage, « le droit à la ville ». Il nous parle de la
ville comme le cœur de l’insurrection esthétique contre le quotidien. Comment
trop souvent le besoin d’imaginaire est oublié par l’urbanisme et ne se
retrouve pas dans les équipements commerciaux et culturels mis en place. Oui
chaque citoyen a droit à une qualité de vie urbaine. C’est un véritable enjeu
d’agir pour la réappropriation du dessin de la ville pensé comme un collectif
de vie ou les habitants ne sont pas cloisonnés dans des quartiers selon leur
origine sociale, du dessin de la ville qui, en cheminant, seule ou ensemble,
crée ou pas du désir, de la beauté, du rêve, de l’enthousiasme, des envies, du
goût de créer, d’agir ou de penser, du goût à la rencontre et à l’échange. Je
salue tous les militants des associations de défense de l’environnement à
l’image de Martine Soavi, de Anne-Marie Marson. En 2012, soyons encore plus
vigilant et exigeant sur les projets urbains en cours à Corbeil-Essonnes. Pas
seulement pour empêcher les mauvais coups mais aussi pour être à l’initiative,
dans les quartiers où tout n’est pas encore ficelé, à la Montagne des glaises,
à Montconseil, mais aussi dans le centre ville, avec l’aménagement de l’ancien
tribunal pour redonner de l’activité et de la vitalité au commerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• &lt;strong&gt;la ville heureuse c’est la rencontre, la fête.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.7870_m.jpg&quot; alt=&quot;7870.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, je voudrai nous souhaiter simplement de trouver le goût et
l’énergie de multiplier tout au long de l’année les occasions de se retrouver,
de &lt;strong&gt;partager les moments de solidarité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• comme la semaine prochaine à la bourse du travail pour offrir des cadeaux
aux enfants des quartiers à partir de l’idée de Martine Baudelot,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• comme l’association PEACE présidée par Faten qui projette d’envoyer en
Palestine une délégation de Corbeil-Essonnois avec la vente du calendrier
réalisé par Vince, un jeune Corbeil-Essonnois qui s’y rend chaque année pour
peindre des graffs sur les murs de la honte,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• comme nos amis du Monde Diplomatique qui ont organisé il y a 15 jours la
projection à l’Arcel du film « les nouveaux chiens de garde » devant
plus de 250 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Comme le projet aussi de mes amis de La VillEnsemble d’ouvrir un lieu
citoyen en ville, pour penser et agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous le voyez, les raisons d’espérer, c’est chacun d’entre vous car
vous êtes la solution.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je reste convaincu que beaucoup reste à inventer pour créer les
conditions que les citoyens que nous sommes trouvions les formes de
l’engagement commun.&lt;/strong&gt; Sans esprit de chapelle, dans des formes sûrement
moins pyramidales que l’organisation traditionnelle, n’hésitons pas à nous
remettre en cause, nous les militants de longue date, comme le dit si bien Jack
Ralite, &lt;strong&gt;« Nous avons tous un héritage et nous devons le défendre
mais nous en défendre aussi sinon, nous aurions des retards d’avenir. Nous
serions inaccomplis »&lt;/strong&gt;, aime à citer Jack Ralite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;« Le désir de l’homme trouve sons sens dans le désir de
l’autre. » disait Lacan.&lt;/strong&gt; Pour ensemble mieux interpréter le monde
dans lequel nous vivons, mieux le comprendre, pour mieux le changer.
&lt;strong&gt;Sachons créer du désir, de l’envie, du plaisir, de se parler pour agir
ensemble.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.7874_m.jpg&quot; alt=&quot;7874.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ainsi comme l’a dit un indigné Espagnol, nous « Empêcherons de
dormir ceux qui nous empêchent de rêver. »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bonne année !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.ANL_7911_m.jpg&quot; alt=&quot;ANL_7911.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.7886_m.jpg&quot; alt=&quot;7886.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.7909_m.jpg&quot; alt=&quot;7909.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Discours de Faten Subhi&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonsoir à tous,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est toujours avec autant de plaisir que je me joins à Bruno pour vous
présenter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année qui commence.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme j’aime à le répéter, je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et
l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et si nous commencions par réaliser ceux que l’on a en commun
?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’année qui vient de s’écouler nous a montré encore une fois que c’est
ensemble, que nous pouvons mener les plus beaux combats et prétendre aux plus
belles victoires. Comme l’a très justement dit Bruno tout à l’heure, les
prochaines échéances électorales tombent bien ! Ne les laissons pas
passer ! Continuons à défendre nos convictions, et à combattre les
injustices ! Unissons-nous pour un véritable changement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme vous le savez très certainement, je suis d’origine palestinienne, une
fierté et un réel engagement pour moi. C’est pourquoi j’aimerais partager avec
vous ces quelques phrases du célèbre poète palestinien Mahmoud
DARWISH.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« &lt;em&gt;L’occupation ne se contente pas de nous priver des conditions
élémentaires de la liberté,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Elle va jusqu’à nous priver de l’essentiel même d’une vie humaine digne, en
déclarant la guerre&lt;/em&gt; &lt;em&gt;permanente à nos corps et à nos
rêves.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous souffrons d’un mal incurable qui s’appelle l’espoir.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Espoir de libération et d’indépendance.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Espoir d’une vie normale où nos enfants ne serons ni héros, ni
victimes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Espoir que cette terre retrouvera son nom original : terre d’amour
et de paix.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Merci de porter avec nous le fardeau de cet
espoir&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.7838_m.jpg&quot; alt=&quot;7838.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.7922_m.jpg&quot; alt=&quot;7922.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/.7939_m.jpg&quot; alt=&quot;7939.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.brunopiriou.fr/post/2012/01/23/Le-grand-succ%C3%A8s-de-la-c%C3%A9r%C3%A9monie-des-voeux-2012#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le droit à la réussite pour tous les élèves : un devoir pour la République!</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2012/01/14/Le-droit-%C3%A0-la-r%C3%A9ussite-pour-tous-les-%C3%A9l%C3%A8ves-%3A-un-devoir-pour-la-R%C3%A9publique%21</link>
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    <pubDate>Sat, 14 Jan 2012 23:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>Corbeil-Essonnes</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Avec mon collègue, nous représentons le conseil général de l’Essonne et son
président Jérôme Guedj, pour la participation de notre collectivité
territoriale au financement de cette nouvelle école.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle école, vous les élèves, les parents, les enseignants et
l’équipe de direction vous l’avez bien méritée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je salue Monique Col, directrice jusqu’à l’an passé, qui a défendu avec ses
collègues et les parents la nécessité d’en finir avec les précédents
préfabriqués, ces bâtiments de substitution dont on connaît la date d’arrivée
mais rarement celle de départ. Vous avez été nombreux à demandé une école digne
de ce nom, digne de son nom Jean Macé, ce fils d’ouvrier devenu enseignant puis
sénateur, et qui en créant en 1866 la Ligue de l’enseignement, oeuvra pour une
école gratuite, obligatoire et laïque.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;C’est donc avec une très grande satisfaction que nous sommes réunis
aujourd’hui pour fêter l’évènement. Une nouvelle école c’est toujours une bonne
nouvelle. Elle était attendue. Je tiens vraiment à saluer la direction et
chaque enseignant, vous dont Victor Hugo disait que vous étiez « des
jardiniers en intelligence humaine ». Les bons résultats de l’école élémentaire
Jean Macé, bons résultats au sens d’aider chaque élève à apprendre et à
construire un savoir, nous vous le devons. Travaille dans cette école une
équipe enseignante dévouée, qui croit dans l’Education Nationale, qui ne compte
pas son temps, proche des enfants. Votre réel investissement professionnel
porte ses fruits.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je salue les personnels communaux, partie intégrante de la communauté
éducative, qui donnent le meilleur d’eux-mêmes pour assurer le bon accueil des
élèves et des enseignants.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je salue aussi les parents pour qui l’école de la République doit, aux côtés
de la famille, rester le principal lieu d’éducation, d’apprentissage des
savoirs et d’émancipation de vos enfants. C’est parce que vous attendez
beaucoup de l’école, ici sûrement plus qu’ailleurs, parce que les conditions
d’existence y sont plus difficiles, que vous y êtes particulièrement attentifs.
Le directeur me soulignait votre engagement au sein notamment du conseil
d’école.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total nous avons raison, chacun avec nos responsabilités, d’être exigeant
pour défendre et promouvoir tout ce qui touche à l’Education Nationale. De la
qualité des bâtiments où le fonctionnel doit côtoyer la beauté de
l’architecture, pour faciliter l’écoute, la concentration mais aussi le rêve et
l’imaginaire, Aucun d’entre nous n’a oublié ses souvenirs d’école, le rapport à
l’instituteur, au maître, au professeur des écoles, les jeux dans la cour, les
rigolades parfois les pleurs, le lieu de l’apprentissage de la construction de
soi. Une école au 21 eme siècle, cela ne peut être que soignée, douce au
regard, chaleureuse à l’accueil, facile à la rencontre et à
l’échange.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La qualité des bâtiments doit aller de pair avec les moyens alloués au
service public de l’Education Nationale et tout ce qui favorise l’échange et la
réflexion.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons nous au sortir de la seconde guerre mondiale, il n’y a pas si
longtemps, l’espoir que les indignés de l’époque avait placé dans l’éducation,
en inscrivant dans le programme du Conseil National de la Résistance, « la
possibilité effective pour tous les enfants de bénéficier de l’instruction et
d’accéder à la culture la plus développée, quelque soit la situation de fortune
de leurs parents. »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis indéfectiblement attaché à cette idée moderne qu’est la
démocratisation de l’accès aux savoirs, qu’elle doit être une exigence de
chaque instant. Oui quelque soit son origine, nationale et sociale, chaque
enfant sur notre territoire a le droit d’accéder aux savoirs pour réussir sa
vie et nous les adultes le devoir d’assurer ce droit à chaque enfant.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’égalité des chances n’est pas qu’une affaire individuelle. C’est l’affaire
de toute la société. Lutter contre l’échec scolaire et gagner la réussite de
chaque élève, cela passe :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• par la qualité de la vie de la classe où comme disait Henri Wallon, il
faut parvenir à « constituer chaque classe en un groupe où, dans l’ordre
même des études, tous soient responsables de chacun et où chacun ait des
responsabilités particulières », la classe contre l’individualisme et comme le
lieu de l’apprentissage du vivre et du grandir ensemble,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• La qualité de la vie de la classe passe par la revalorisation du service
public de l’Education Nationale, et c’est bien normal que cela coûte. Oui il y
a urgence à réinvestir et à repenser la formation professionnelle des
enseignants, à redonner les moyens aux sciences de l’éducation d’inventer les
pratiques pédagogiques émancipatrices,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Aider chaque élève à réussir coûtera forcement en postes d’enseignants
supplémentaires, je dirai et alors,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c’est parce que l’école ne peut porter à elle seule ce défi de la
réussite de chacun de vos enfants, de vos élèves, qu’il est de notre
responsabilité à tous d’agir aussi pour : • améliorer les conditions de
vie des parents,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• aider les familles,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• aider à la parentalité plutôt qu’à la culpabilité,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• agir sur la qualité de vie dans le quartier et dans la ville pour un
environnement serein, fraternel et solidaire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est en oeuvrant à tout cela que nous atteindrons l’objectif cher à Jean
Macé au 19 me siècle, de concrétiser véritablement les valeurs de la
République, Liberté, Egalité, Fraternité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons beaucoup à faire, ensemble pour que dans les mois et les années à
venir, ces si jolis mots reprennent tout leur sens pour chacun d’entre
nous.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Ma lettre à Xavier Bertrand</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2012/01/10/Ma-lettre-%C3%A0-Xavier-Bertrand</link>
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    <pubDate>Tue, 10 Jan 2012 14:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>L'actualité des luttes</category>
            
    <description>&lt;p&gt;J'ai interpellé aujourd'hui le ministre de la santé quant à l'ouverture du
site unique le 23 janvier, alors qu'aucune des inquiétudes des personnels et
des usagers n'ont été levées. Monsieur Xavier Bertrand, je vous demande
d'assurer, comme vous vous y étiez engagé lors d'une réponse à la députée
Jacqueline Fraysse à l'Assemblée Nationale, l'ouverture du site unique dans des
conditions sanitaires et financières satisfaisantes!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En annexe, lire la lettre adressée à Xavier Bertrand&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ma lettre à Xavier Bertrand&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_2012/lettre_au_ministre_de_la_sante.pdf"
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      </item>
    
  <item>
    <title>En période de crise, c'est de solidarité dont nous avons besoin</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/12/16/En-p%C3%A9riode-de-crise%2C-c-est-de-solidarit%C3%A9-dont-nous-avons-besoin</link>
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    <pubDate>Fri, 16 Dec 2011 14:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>L'actualité des luttes</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’année 2011 a été, en de nombreux points, riche en actualités et en
enseignements.&lt;/strong&gt; A la veille d’une période durant laquelle, je l’espère,
la majorité d’entre nous en profiterons pour souffler un peu, je souhaite avant
tous souhaiter à chacune et à chacun des joyeuses fêtes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La période de crise économique et sociale profonde que nous
traversons, en France et en Europe, rend chacun de nos combats pour faire
avancer les idées de justice et de solidarité plus importants encore.&lt;/strong&gt;
Lorsque nous réussissons à faire voter, avec les militants associatifs,
syndicaux et politiques, plus de 3 000 personnes pour le retour au public de
l’Hôpital Sud-Francilien, nous faisons remonter l’attachement d’une majorité de
citoyens à l’Hôpital public et à notre système de solidarité. Quand le Conseil
général de l’Essonne vote à l’unanimité une nouvelle politique Jeunesse qui
fait de l’éducation et de l’emploi des jeunes la priorité, nous affirmons que
la société doit considérer les jeunes d’abord à partir de leurs
droits.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'ores et déjà, je vous donne rendez-vous le 20 janvier 2012 pour
une grande soirée politique et festive, avec un concert de salsa, à 19h à
l'espace Papeterie, rue Jean Bouvet à Corbeil-Essonnes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En période de crise, c'est de solidarité dont nous avons besoin&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/12/16/En-p%C3%A9riode-de-crise%2C-c-est-de-solidarit%C3%A9-dont-nous-avons-besoin#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Ni oisifs, ni fraudeurs, les allocataires du RSA ne doivent pas être stigmatisés</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/12/15/Ni-oisifs%2C-ni-fraudeurs%2C-les-allocataires-du-RSA-ne-doivent-pas-%C3%AAtre-stigmatis%C3%A9s</link>
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    <pubDate>Thu, 15 Dec 2011 10:22:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>Au Conseil Général</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Aux côtés de mes collègues Jérôme Guedj, Président du Conseil général, et
Guy Bonneau, Vice-président chargé de l'insertion, je suis convaincu que l'Etat
doit d'abord défendre et développer son système de solidarité. Et non pas
pointer du doigt de manière insupportable, au nom d'une sois-disant lutte
contre la fraude fiscale, les allocataires du RSA.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis fier de faire partie d'une majorité politique qui, dans une période
de difficultés économiques, milite pour plus de solidarité et de services
publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire en annexe le communiqué de presse du Conseil général de l'Essonne.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ni oisifs, ni fraudeurs, les allocataires du RSA ne doivent pas être
stigmatisés&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_septembre_octobre_nov_dec_2011/12_14_RSA.pdf"
      length="37443" type="application/pdf" />
    
    
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  <item>
    <title>La lettre de Bruno PIRIOU et Faten SUBHI.</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/12/12/La-lettre-du-Conseiller-g%C3%A9n%C3%A9ral</link>
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    <pubDate>Mon, 12 Dec 2011 15:09:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>Au Conseil Général</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_septembre_octobre_nov_dec_2011/.lettre_m.jpg&quot; alt=&quot;lettre.PNG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous trouverez dans les boîtes aux lettres cette semaine ma dernière
lettre de Conseiller général.&lt;/strong&gt; J'y aborde l'actualité politique et le
combat à mener contre l'austérité, les luttes citoyennes locales menées ces
derniers mois, comme celle pour le retour au public de l'Hôpital
Sud-Francilien, exigé par la grande mobilisation de ce week-end et la
participation remarquable à la votation citoyenne dans toute l'Essonne.
Surtout, ce journal est l'occasion de donner la parole à tous ces citoyens,
militants politiques ou non, qui s'engagent chaque jour pour le Vivre Ensemble
à Corbeil-Essonnes et à Villabé.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est avec eux&lt;/strong&gt;, à partir de ces expériences et ces savoirs
pratiques, de cet enthousiasme qui dépasse parfois les espaces politiques
traditionnels, que j'imagine un Front de Gauche à la hauteur des enjeux de
notre période.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;En annexe, la lettre de Bruno Piriou.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;A lire, la lettre du Conseiller général.&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_septembre_octobre_nov_dec_2011/_Lettre_de_Bruno_PIRIOU.pdf"
      length="5057146" type="application/pdf" />
    
    
          <comments>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/12/12/La-lettre-du-Conseiller-g%C3%A9n%C3%A9ral#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Etre laïque en terre d'islam : un texte très intéressant de jean-François Bayart à lire dans Le Monde</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/12/08/Un-article-tr%C3%A8s-int%C3%A9ressant-%C3%A0-lire-dans-Le-Monde</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Dec 2011 17:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>Vu dans la presse</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/le_monde.png&quot; alt=&quot;le_monde.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;En ces temps où la question
religieuse est trop souvent, en France et ailleurs, instrumentalisée à des fins
conflictuelles&lt;/strong&gt;, ce texte brillant de Jean-François Bayart nous aide à
penser cet enjeu avec une attention plus fine à l'égard de contextes sociaux et
historiques particuliers. Un tel propos permet à mon sens d'aborder la question
de la religion dans l'espace public de manière plus apaisée - et surtout plus
constructive, tant dans le contexte social et politique français que dans notre
analyse des révolutions démocratiques dans le monde arabe.&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/11/28/etre-laique-en-terre-d-islam_1610163_3232.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lire le texte : Etre laïque en terre d'islam de
Jean-Francois Bayart.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;A lire.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/12/08/Un-article-tr%C3%A8s-int%C3%A9ressant-%C3%A0-lire-dans-Le-Monde#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Grande Votation Citoyenne pour le retour dans le public de l'Hôpital Sud Francilien : votez et faites voter!</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/12/05/Grande-Votation-Citoyenne-pour-le-retour-dans-le-public-de-l-H%C3%B4pital-Sud-Francilien-%3A-votez-et-faites-voter%21</link>
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    <pubDate>Mon, 05 Dec 2011 10:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>L'actualité des luttes</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_septembre_octobre_nov_dec_2011/.votez_chsf_m.jpg&quot; alt=&quot;votez_chsf.PNG&quot; /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du jeudi 8 au dimanche 11 décembre, une grande votation citoyenne sur le
devenir du Centre Hospitalier Sud-Francilien est organisée dans le département,
principalement sur le territoire de la première circonscription de l'Essonne. A
Corbeil-Essonnes, à Evry, à Villabé, Lisses ou à Courcouronnes, rendez-vous sur
les nombreux lieux de vote citoyen tenus par les militants politiques et
associatifs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lire la suite pour connaître les lieux où vous pourrez vous
prononcer pour le retour dans le public de l'Hôpital
Sud-Francilien.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voici la liste non-exhaustive des lieux de la Votation Citoyenne de
cette semaine.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeudi 8/12/11&lt;/strong&gt; IUFM d’Etiolles Marché du Canal de
Courcouronnes 15h - Café-débat à La Nacelle 18h&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 9/12/11&lt;/strong&gt; Ecoles primaires de Villabé et Boulangerie
16h15 - Centre Social des Tarterêts 16h30 - Auchan de Corbeil-Essonnes 17h -
Gare de Corbeil-Essonnes 18h&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Samedi 10/12/11&lt;/strong&gt; Marché des Tarterêts 10h30 - Place Rolland
Vincent à Villabé 10h&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dimanche 11/12/11&lt;/strong&gt; Place des terrasses de L’Agora d’Evry 14h
- Marché d’Essonne 10h - Marché central de Corbeil-Essonnes 10h - Long Rayage à
Lisses 10h&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_septembre_octobre_nov_dec_2011/Bulletin_de_vote.pdf"
      length="55498" type="application/pdf" />
    
    
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  <item>
    <title>Bruno Piriou interpelle Claude Guéant en visite surprise aux Tarterêts</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/11/25/Bruno-Piriou-interpelle-Claude-Gu%C3%A9ant-en-visite-surprise-aux-Tarter%C3%AAts</link>
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    <pubDate>Fri, 25 Nov 2011 15:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>L'actualité des luttes</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_septembre_octobre_nov_dec_2011/.photo_58__m.jpg&quot; alt=&quot;photo_58_.JPG&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi matin, le ministre de l'intérieur Claude Guéant était en visite
surprise aux Tarterêts. Je l'ai interpellé sur ces pratiques insupportables
pour les habitants des quartiers populaires. Ces visites en grande pompe, avec
cars de CRS et caméras, sont inutiles. Les habitants du quartier ont besoin des
ministres de l'éducation, de la santé et de l'emploi, d'une mobilisation des
pouvoirs publics pour améliorer réellement le quotidien dans les
quartiers.&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://info.francetelevisions.fr/video-info/?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_PARIS_ILE_DE_FRANCE&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Voir les informations régionales.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;A voir.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'Ecole en débat à Corbeil-Essonnes : soyons nombreux à l'initiative de La VillEnsemble le 15 novembre!</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/11/07/L-Ecole-en-d%C3%A9bat-%C3%A0-Corbeil-Essonnes-%3A-soyons-nombreux-%C3%A0-l-initiative-de-La-VillEnsemble-le-15-novembre%21</link>
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    <pubDate>Mon, 07 Nov 2011 10:57:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>Corbeil-Essonnes</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_septembre_octobre_nov_dec_2011/.logo_LVE_m.jpg&quot; alt=&quot;logo_LVE.PNG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’Ecole est le socle de notre Démocratie. Elle est aujourd’hui mise
à mal par une politique nationale obstinée et absurde de réduction des moyens
et des effectifs à l'éducation nationale.&lt;/strong&gt; L’accueil des élèves, la
condition et la formation des enseignants subissent d’importantes dégradations,
à un moment où notre société a plus que jamais besoin de services publics
forts. A Corbeil-Essonnes, ce malaise est redoublé par une politique municipale
à bien des égards méprisante à l'égard de la communauté éducative.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a donc un vrai besoin&lt;/strong&gt;, pour l'ensemble des personnes
soucieuses d'aider l'éducation nationale à remplir sa mission, pour les
premiers concernés, enseignants, parents d'élèves et personnels communaux de se
retrouver pour ouvrir le dialogue et agir ensemble. C'est dans cet esprit
constructif que l'association La VillEnsemble, ses élus, Nicole Méresse et
moi-même, son président, Jean-Pierre Drapier, organisent une grande rencontre à
l'échelle de la ville en direction des parents d'élèves, des personnels
enseignants et non-enseignants, le mardi 15 novembre à 20h30 à l'espace Carnot,
59 avenue Carnot à Corbeil-Essonnes.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En annexe, la lettre de l'association La VillEnsemble.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_septembre_octobre_nov_dec_2011/Debat_Ecole_Version_Finale.doc"
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      </item>
    
  <item>
    <title>Une expulsion locative annulée aux Tarterêts</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/11/03/Une-expulsion-locative-annul%C3%A9e-aux-Tarter%C3%AAts</link>
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    <pubDate>Thu, 03 Nov 2011 14:54:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>L'actualité des luttes</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_septembre_octobre_nov_dec_2011/.photo4_m.jpg&quot; alt=&quot;photo4.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Des larmes de colère et de désespoir d'une maman au sourire
retrouvé!&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Je me suis rendu hier soir chez une locataire du quartier des Tarterêts, invité
à une petite soirée pour célébrer le maintien de la famille dans son logement,
alors qu’elle était menacée d’expulsion juste avant la trêve hivernale. Ce fut
un moment très émouvant et convivial, avec les voisines et voisins de
l’immeuble et leurs enfants, les amis et les membres de l’Amicale des
locataires et son président José Kinkela.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Pourtant, la situation était très compliquée. La décision d’expulser la
famille avait été prise par la préfecture et le bailleur, et les huissiers
s’étaient rendus avec les forces de l’ordre dans le logement. Nous avions alors
repoussé l’expulsion en nous rendant sur place avec les voisin-e_s de
l'immeuble et les militants de l’Amicale des Locataires. Puis nous nous sommes
mobilisés, en faisant l'état de la situation de la famille avec le le bailleur
et les services sociaux du Conseil général, en trouvant des solutions plus
humaines, en affirmant avec force que l’expulsion est toujours la plus mauvaise
des issues, tant pour la famille que pour les pouvoirs publics et les
institutions.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grâce à l’engagement et la détermination et la bonne volonté de chacun,
famille, institutions et militants, ce qui apparaissait comme une issue décidée
et inévitable, l’expulsion d’une famille nombreuse, a été évitée. Je suis
convaincu que notre travail a été utile pour l’avenir. Pour cette famille qui a
aujourd’hui les moyens de normaliser sa situation, mais aussi pour tous les
locataires : les difficultés ne sont ni une honte ni une fatalité. Elles
peuvent être surmontées avec les mécanismes de solidarité, tant à l’intérieur
qu’hors des institutions. En tant qu’élu, je suis satisfait d’avoir été utile à
faire vivre cette solidarité, à mobiliser les bonnes volontés et les
compétences pour combattre les injustices et améliorer le quotidien. La
meilleure solution étant tout de même de mettre en place un système de
prévention pour éviter en amont ce type de situation.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_septembre_octobre_nov_dec_2011/.photo1_m.jpg&quot; alt=&quot;photo1.JPG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces situations particulières et concrètes continuent de nourrir mes
réflexions politiques, dans cette période où de nombreux dirigeants et
candidats promettent serrage de ceinture et rigueur budgétaire aux populations.
Comment peut-on accepter que des décisions politiques plongent encore
d’avantage de familles, de gens, dans la difficulté, alors même que les
inégalités sont aussi insupportables, que l’argent public est gaspillé ici
tandis qu’on fait des économies là, sur les services publics de proximité, sur
l’école, la santé, le logement social. C'est aussi contre cela que les
locataires des Tarterêts se sont élevés, il y a peu, lors d'une manifestation
au siège du Logement Francilien. (Voir à ce titre un billet précédent :
&lt;a href=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/10/07/Les-locataires-des-Tarter%C3%AAts-mobilis%C3%A9s&quot;&gt;Les
locataires des Tarterêts mobilisés&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas de cette expulsion évitée de justesse, une comparaison me
taraude : pour quelques milliers d’euros de retard de loyer, les pouvoirs
publics sont prêts à mettre à la rue une mère et ses trois enfants. De l’autre
côté du quartier des Tarterêts, au bord de la francilienne, 42 millions d’euros
d’argent public sont payés au groupe Eiffage pour le loyer d’un Hôpital truffé
de malfaçons et encore fermé. Bien sûr, il ne s’agit pas de faire une liste
d’exemples stéréotypés. Mais certains permettent d’éclairer la réalité et de
cultiver, toujours, notre volonté d’agir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pcf.fr/11261&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lire dans le programme du
Front de Gauche, L'humain d'abord, la partie consacrée au logement.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/11/03/Une-expulsion-locative-annul%C3%A9e-aux-Tarter%C3%AAts#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Saisissons-nous du débat!</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/11/02/Partir-des-gens-pour-agir</link>
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    <pubDate>Wed, 02 Nov 2011 17:26:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>Réflexions politiques</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En ces temps surprenants&lt;/strong&gt; où les débats s’enflamment -
souvent se superposent - face à une actualité aussi inquiétante que pleine de
rebondissements, il me paraissait important d’écrire quelques mots. Non pas
dans l’ambition d’ajouter ma voix aux débats déjà saturés sur les perspectives
économiques et sociales en France, en Europe et dans le Monde, mais bien pour
apporter un regard sur la manière dont se tiennent aujourd’hui ces
discussions.&lt;br /&gt;
L’absence totale, dans les débats, de ce que vivent concrètement les gens, de
leur perception de cette fameuse crise et des conséquences que l’on nous promet
chaque jour plus dramatiques, m’est insupportable. Une forme qui traduit et
surtout entretient une réalité : &lt;strong&gt;celle de sociétés qui marchent
souvent sur la tête, dont les injustices et les absurdités sont trop acceptées
par le monde politique, y compris à gauche.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il serait à la fois méprisant et dangereux de penser que cette
réalité échappe aux citoyens.&lt;/strong&gt; Faisons en sorte, chacun avec nos
moyens, que ces questions très politiques sur les finances de notre pays, le
contrôle des activités bancaires et des transactions financières, ou encore la
justice fiscale ne restent pas le lot des discussions entre initiés, au mieux
mises en débat sur les plateaux de télévision. En cela au moins, même si les
motivations restent troubles et la manière surprenante, la décision du premier
ministre grec de soumettre le plan de sauvetage européen au peuple grec par
référendum, constitue un événement hautement positif dans ce contexte de
confiscation par certaines élites de l’avenir de nos démocraties.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Car je demeure convaincu que le progrès social et le vivre ensemble
passent toujours par l’appropriation des questions d’intérêt général par le
plus grand nombre.&lt;/strong&gt; En me battant avec les locataires pour construire
avec eux de nouvelles revendications auprès des bailleurs, en organisant une
votation citoyenne sur le devenir de l’Hôpital Sud-Francilien et les moyens du
service public, en mettant en débat avec les parents d’élèves et la communauté
éducative la place de l’Ecole dans la ville, c’est ce combat que j’entends
mener dans les temps à venir.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'intervention de Jacqueline Fraysse à l'Assemblée Nationale sur le financement de la Sécurité Sociale.</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/10/26/L-intervention-de-Jacqueline-Fraysse-%C3%A0-l-Assembl%C3%A9e-Nationale-sur-le-financement-de-la-S%C3%A9curit%C3%A9-Sociale.</link>
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    <pubDate>Wed, 26 Oct 2011 11:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>L'actualité des luttes</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_septembre_octobre_nov_dec_2011/.fraysse_s.jpg&quot; alt=&quot;fraysse.PNG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Le débat sur le
financement de la Sécurité Sociale qui se tient chaque année à l'Assemblée
Nationale lors du vote du budget de l'Etat est un moment politique très
important. Il a permis cette année à Jacqueline Fraysse, députée des
Hauts-de-Seine, de pointer le manque frappant de volonté de la part du
gouvernement de mobiliser les moyens politiques et financiers, non seulement
pour combler le déficit de la Sécurité Sociale, mais aussi pour élargir et
développer le périmètre de la protection sociale. De nouvelles recettes peuvent
exister, tout de suite. Elles permettraient de dépasser le discours alarmiste
de l'impasse budgétaire, qui justifie des mesures injustes, destructrices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Jacqueline Fraysse s'était rendue à Corbeil-Essonnes lors de notre réunion
publique sur l'Hôpital Sud-Francilien. Elle dresse dans son discours ce
scandale en exemple du rapport extrêmement ambigüe du gouvernement de Nicolas
Sarkozy à l'intérêt général.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le débat sur la santé publique et le financement de la Sécurité Sociale est
emblématique des contradictions du discours d'austérité. Dans ce domaine
concret comme dans d'autres, continuons d'affirmer les solutions réels pour en
sortir.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xlxvtf_plfss-pour-2012-intervention-generale-de-jacqueline-fraysse_news&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Voir l'intervention de Jacqueline Fraysse à l'Assemblée
Nationale.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Voir l'intervention de Jacqueline Fraysse.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/10/26/L-intervention-de-Jacqueline-Fraysse-%C3%A0-l-Assembl%C3%A9e-Nationale-sur-le-financement-de-la-S%C3%A9curit%C3%A9-Sociale.#comment-form</comments>
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      <wfw:commentRss>http://blog.brunopiriou.fr/feed/atom/comments/646908</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>La prévention spécialisée, un service public à développer.</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/10/21/La-pr%C3%A9vention-sp%C3%A9cialis%C3%A9e%2C-un-service-public-%C3%A0-d%C3%A9velopper.</link>
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    <pubDate>Fri, 21 Oct 2011 12:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>Au Conseil Général</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/conseil_general_2011/test1_01.jpg&quot; alt=&quot;test1_01.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Cette semaine, j’ai entamé,
sur le terrain, ma tournée des clubs de prévention&lt;/strong&gt; du département de
l’Essonne. Depuis que j’ai la charge de cette délégation, j'ai rencontré à
plusieurs reprises les dirigeants de ces associations qui pilotent cette
compétence spécifique du Conseil général. Lors de notre dernière réunion, nous
avons convenu d'une série de rencontres sur le terrain, avec les éducateurs qui
vont chaque jour à la rencontre des jeunes de notre département.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;En tant qu'élu, mais aussi en tant que citoyen&lt;/strong&gt;, ces
expériences m'apportent beaucoup. Elles offrent un éclairage particulier sur
notre jeunesse et ses difficultés, les évolutions souvent dures de nos sociétés
modernes. La rencontre avec les jeunes et les éducateurs, notamment lors
d'actions dans la rue nourrit ma réflexion sur les besoins de la jeunesse
aujourd'hui, sur tout ce qu'il y a à changer, à consolider pour y
répondre.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Il est toujours instructif d'observer dans la pratique&lt;/strong&gt; comment
le service public peut être cet outil de relais, d'orientation, de réparation
des injustices. La défense de ses fondements, le développement de ses moyens,
apparaissent aujourd'hui comme une haute nécessité pour le vivre ensemble.
&lt;strong&gt;Derrière les débats sur les politiques d'austérité et les marges de
manœuvre de l'action publique sur les dynamiques économiques et sociales, c'est
aussi cela qui se joue.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La prévention spécialisée, un service public à développer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en savoir plus sur la prévention spécialisée en Essonne : &lt;a href=&quot;http://www.essonne.fr/sante-social/enfance/enfance-et-familles/dossier/prevention_specialisee/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.essonne.fr/sante-social/enfance/enfance-et-familles/dossier/prevention_specialisee/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;

Un témoignage intéressant et éclairant sur le regard de la prévention
spécialisée sur les émeutes urbaines : &lt;a href=&quot;http://www.laurent-mucchielli.org/public/Villeneuve_Grenoble_temoignage_de_la_directrice_du_Codase.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.laurent-mucchielli.org/public/Villeneuve_Grenoble_temoignage_de_la_directrice_du_Codase.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/10/21/La-pr%C3%A9vention-sp%C3%A9cialis%C3%A9e%2C-un-service-public-%C3%A0-d%C3%A9velopper.#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Eléments pour comprendre l'inefficacité des partenariats Public-Privé en matière de gestion publique</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/10/13/De-l-inefficacit%C3%A9-des-partenariats-Public-Priv%C3%A9-en-mati%C3%A8re-de-gestion-publique</link>
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    <pubDate>Thu, 13 Oct 2011 15:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>L'actualité des luttes</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On peut définir les PPP&lt;/strong&gt; comme une procédure qui permet à
une collectivité de déléguer à un groupe privé la construction et la gestion
d’équipements publics sur une durée pendant laquelle la collectivité versera un
« loyer » avant de récupérer le site en fin de contrat.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Partenariats Public-Privé ont proliféré ces dernières années en
France&lt;/strong&gt;, notamment depuis 2004. Leur application quasi-dogmatique
malgré une incertitude sur leur efficacité et une confusion notable dans leur
application pose question sur le rapport de ces gouvernements successifs à
l’intérêt général. Derrière l’apparence de dispositions techniques, ce sont en
réalité des décisions politiques structurantes qui s’opèrent derrière cette
destitution des pouvoirs publics dans la construction et la gestion
d’infrastructures d’intérêt public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lire la suite pour comprendre l'inefficacité des partenariats
Public-Privé en matière de gestion publique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inspiré des principes de l’économie libérale&lt;/strong&gt;, le PPP part
du Royaume-Uni et incarne fortement le retournement des postulats en matière de
gestion publique qui s’est opérée en Europe dans les années 90 : on élude
la question du service rendu pour se focaliser sur celle de la rentabilité
supposée de l’activité concernée, et cela même quand cette activité n’est pas
destinée à être rentable. Les exemples des structures hospitalières, des écoles
ou de la gestion des déchets sont en ce sens éclairants.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le PPP, c’est le prototype de l’argumentaire du
néo-libéralisme&lt;/strong&gt; : l’utilisation des défaillances du service
public (et souvent des besoins réels d’évolutions dans les procédures
administratives) pour affirmer avec le ton de l’évidence la nécessité de
recourir au privé pour plus d’efficacité et des coûts diminués. Et l’idée
s’impose, malgré sa contradiction permanente dans la réalité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En effet&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;Le privé n’est pas plus efficace que le public&lt;/strong&gt; :
Eau, électricité, autoroutes, centres hospitaliers ou même universités…
L’expérience a démontré dans de nombreux pays (Royaume-Uni, Canada notamment)
que ces procédés n’étaient ni moins coûteux, ni plus efficaces en termes de
services rendus. A ce titre, le scandale du CHSF est un exemple
édifiant.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;Le financement privé est plus cher que le financement
public&lt;/strong&gt; : Surtout dans une période de crise, les taux d’intérêts
sur les emprunts privés sont plus importants que sur les emprunts publics. Pour
les grosses infrastructures comme un hôpital ou une école, certains chercheurs
ont même démontré que les PPP correspondaient en réalité à une hausse des
impôts et taxes pour les contribuables.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;Une absence de transparence dans les contrats&lt;/strong&gt; qui
favorise la collusion et profite de manière inacceptable aux grands
groupes : Les grandes entreprises du BTP sont favorisées dans les projets
d’envergure. De plus, nombre d’enquêtes ont révélé des ententes illégales dans
le cadre des PPP, qui revenaient dans la pratique à une privatisation sans mise
en concurrence.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;Les expériences au Royaume-Uni, au Canada, en Italie et en France
ont connu d’importants ratés&lt;/strong&gt; : Surcoûts imprévus,
dysfonctionnements importants dans la construction des infrastructures,
creusement des déficits publics avec la hausse des taux d’intérêts, accords
entre grands groupes qui font monter artificiellement des prix, désengagement
de la puissance publique dans des secteurs pourtant au cœur des modèles
sociaux… La liste des échecs de ces opérations est interminable. Ainsi au
Royaume-Uni, les gouvernements sont intégralement revenus sur les partenariats
Public-Privé dans l'exploitation des Hôpitaux, qui se sont tous soldés par de
graves échecs financiers et sanitaires.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il s’agit de dénoncer les PPP pour ce qu’ils sont&lt;/strong&gt; :
l’application idéologique de postulats libéraux sans aucune prise avec la
réalité, à travers des procédures opaques qui font passer les intérêts de
groupes privés avant l’intérêt général.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/10/13/De-l-inefficacit%C3%A9-des-partenariats-Public-Priv%C3%A9-en-mati%C3%A8re-de-gestion-publique#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Lectures : &quot;Politique et au-delà&quot; de Jean-Luc Nancy pour nous aider à repenser la politique</title>
    <link>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/10/10/Lectures-%3A-%22Politique-et-au-del%C3%A0%22-de-Jean-Luc-Nancy-pour-nous-aider-%C3%A0-repenser-la-polique</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9d2c59aa61dc7bd2c427b91003ea75b8</guid>
    <pubDate>Mon, 10 Oct 2011 11:16:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Bruno Piriou</dc:creator>
        <category>Mes lectures</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.brunopiriou.fr/public/blog_septembre_octobre_nov_dec_2011/.2_5__s.jpg&quot; alt=&quot;2_5_.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&amp;quot;Il faut que la politique
se tienne en réserve du sens : il faut qu’elle se comprenne comme le
service de la communauté et non comme son principe et sa fin.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous trouverez ci-dessous quelques notes de lecture, qui visent surtout à
faire part de mes réflexions et à donner envie de lire cet ouvrage.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Comment l’homme précède l’homme, comment le commun précède le particulier et
comment le particulier précède le commun.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La singularité&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun au coup par coup, un par un, mais tous ensemble. L’être en commun
sans substance commune. S’il faut se sentir exister, c’est qu’exister ne se
fait pas assez, pas assez entièrement sentir. L’humanité porte à la
manifestation expresse la circulation de sens qui est celle du monde en
général.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le concept de volonté générale.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pourquoi je souscris à votre formule, « une décision collective
qui fait exister le « commun » lui-même dans l’acte ou dans
l’évènement de la décision ». Mais cela n’empêche pas que si le commun devient
ainsi une singularité qui existe dans l’acte ou l’évènement de sa
singularisation- un peuple, un rapport en général (une amitié, un amour, un
affrontement, une confrontation)-, il faut qu’une certaine représentation soit
quand même possible : que ou qui et comment voulons-nous être ?
&lt;strong&gt;Cette représentation doit laisser ouverte une indétermination de son
contenu et donc aussi une indétermination de son passage à
l’acte.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd’hui, que ce soit avec ou sans Europe, nous avons à penser une toute
autre mise en œuvre de cette volonté générale qui est à la fois mondiale-
représentation générale de la démocratie, du droit, de l’égalité, …- et
déchirées entre mille volontés particulières qui, elles aussi, se croient
assurées de leurs représentations- peuple, Etat, identités variées. Il n’y a
pourtant qu’une seule généralité effective, c’est celle du capitalisme. Il ne
relève pas de la volonté générale, ou bien il est cette volonté guidée par une
représentation du « général » comme accumulation et croissance de l’
« équivalence générale», c'est-à-dire de l’argent tel que le désigne Marx.
Cette espèce de volonté générale est le choix que notre civilisation a fait en
gros à la Renaissance.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous désirons le désir et le sens.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous découvrons la nécessité de penser l’infini du sens comme infini
présent, en acte, comme « sens » de chaque existence, de chaque
présence, de chaque moment. &lt;strong&gt;Non plus un projet pour toute l’humanité,
mais le projet de faire droit à chaque singularité de sens.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non pas un sens simplement délié en absence de sens (nihilisme) ni un sens
lié selon quelque « logique » universelle. Cela demande que surgisse
une volonté, un désir qui réclame cela. . Non pas le vague consensus de la
tolérance et de l’indéfini (il y aura toujours des visions différentes..), mais
l’exigence forte de vouloir ici et maintenant et pour chacun un sens de
l’existence.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il faut bien qu’il y ait à cela quelque chose d’universel, mais ce
doit être l’universel du singulier.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il faut commencer par le sens si nous voulons inventer une autre
politique.&lt;/strong&gt; L’Europe ne trouve plus d’identité politique, ce n’est pas
un hasard, c’est parce qu’elle n’a plus de sens, pas d’idée
d’elle-même.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Politique », nous devons découvrir si cela peut et doit encore être,
et comment. En répétant qu’il faut une politique, on se trompe sur la raison
profonde de la violence : elle vient de la décomposition du sens et avec
lui de tout ce qui faisait repère pour du sens. &lt;strong&gt;Il faut donc plus que
jamais penser au sens.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’histoire du monde moderne est l’histoire de la dissociation entre le
groupe comme sens et l’instance du pouvoir. Avec la double souche Grecque et
Juive de notre culture s’introduit un double motif de critique de la domination
de l’homme par l’homme. Du même coup cette dissociation entraîne une confusion
sous l’idée de domination de toutes les espèces de pouvoir et tendanciellement
aussi de toute espèce de reconnaissance du groupe en tant que sens.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La démocratie est ce qui doit affirmer une valeur du pouvoir dans
des conditions où la domination semble pourtant l’avoir toujours mis sous son
emprise.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pensée d’une destruction de tout organe propre du pouvoir n’a fait que
relancer plus violemment un désir d’appropriation et d’identification du groupe
comme sens ou bien l’abandon du groupe et du sens au profit de l’existence
individuelle elle-même prise dans le circuit non plus du sens mais de
l’équivalence générale dont le nom est l’argent.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’argent exerce aujourd’hui la domination à la fois dans la
politique et sur la politique&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se produit une sorte d’errance générale des passions qui contribue à
réduire l’image du pouvoir à celle d’un exercice voire d’un jeu cynique
d’avidité et d’exploitation.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il en ressort que nous devons entièrement reprendre la question du
pouvoir.&lt;/strong&gt; Si celle-ci n’assure plus la reconquête du sens, il nous faut
commencer par ouvrir une nouvelle voie vers celle-ci. Non une autre voie
politique puisque nous ne savons pas comment retrouver le « pouvoir »
ouvert au sens derrière la « domination » privée de sens et que nous
devons nous méfier de tout ce qui sembler identifier le « pouvoir », en
bien ou en mal. Il nous faut une révolution non pas politique mais de la
politique. Il faut tout simplement une autre « civilisation », ce qui veut
dire avant tout, bien sûr, un autre mode de reconnaissance du sens.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois premières conditions en sont : • Il n’y a de sens qu’en
commun. • Le sens est infini. • Le sens implique un différentiel de
valeurs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;/ partage et Rancière : En faisant valoir la « part des
sans-part » il ouvre à un nouveau partage. Je m’accorde entièrement à
l’insistance de Rancière pour réactiver sans cesse le ressort dissensuel,
&lt;strong&gt;Mais je me demande comment penser le « commun »&lt;/strong&gt; qui est
très exactement le locus communis du consensus et du dissensus.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan du commun, l’excédence se signale par ceci : les finalités
individuelles se mêlent, se contredisent, s’enchevêtrent, se propulsent ou se
freinent entre elles. Cette intrication peut se nommer technique. Le communisme
nomme d’abord le fait de cette technique : la réalité est le réel de cette
intrication, laquelle tresse et combine, outre les hommes, la tonalité des
étants du monde. Le communisme nomme ensuite, et en conséquence, l’exigence de
faire droit à ce réel. C'est-à-dire de le reconnaître pour ce qu’il est et de
cesser de lui chercher des fondements ou des fins qui seraient donnés
d’ailleurs que de l’intrication de toutes ces postures, allures, finalités et
instrumentations.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le communisme c’est notre état : tout est commun du fait de
l’intrication de tout et de tous. Mais c’est en même temps notre exigence, car
dans cette intrication rien n’est commun au sens d’un partage, ou rien ne nous
semble l’être, tandis que tout est commun au sens d’une équivalence et d’une
interchangeabilité des individus, des représentations, des instruments, des
fins.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sens ne peut être qu’en commun (il est échange, envoi, renvoi, partage)
et il ne peut pas être commun (sens donné par une institution ou constitution
commune, par et comme un ordre commun).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique démocratique consiste à écarter un « sens commun »
pour ouvrir aux possibilités d’un sens « en commun » ou plutôt de
sens multiples en commun. &lt;strong&gt;Il faut redéfinir « politique » :
mais si le sens n’est ni donné ni à produire comme une conclusion qui serait à
son tour, pour finir, donnée, alors il faut que la politique se tienne en
réserve du sens : il faut qu’elle se comprenne comme le service de la
communauté et non comme son principe et sa fin.&lt;/strong&gt; On peut essayer de
délimiter ce qui doit relever du pouvoir – en tant que le pouvoir doit donner
un élan, une énergie motrice et en tant qu’il doit garantir les conditions du
déploiement de toutes les énergies- et ce qui ne doit pas en relever. Je crois
que nous devons à la fois redonner au pouvoir sa grandeur et restreindre sa
poussée dominatrice. Et cela ne peut se faire que si nous savons ce que veut
dire le « commun » auquel le pouvoir doit permettre de se
déployer.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La levée des peuples ces derniers mois montre bien que ce n’est ni un
« tout » ni un « destin » qui est exigé ; ce n’est pas
une forme ou une figure de l’être commun qui est brandie : mais un accès
qui est exigé aux conditions communes d’une existence non réduite à la misère
et au mépris.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.brunopiriou.fr/post/2011/10/10/Lectures-%3A-%22Politique-et-au-del%C3%A0%22-de-Jean-Luc-Nancy-pour-nous-aider-%C3%A0-repenser-la-polique#comment-form</comments>
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