La qualité du rassemblement opéré a mis l’eau à la bouche : un véritable projet pour notre ville et une toute autre conception de la vie politique est possible, à portée de mains. J'ai la conviction, qu’ensemble, nous avons inventé une pratique politique nouvelle qui allie citoyens, forces politiques de gauche avec démocratie, construction commune et respect de chacun.
Ce qui se cherche à Corbeil-Essonnes se cherche en France. Face aux violences des reculs sociaux et démocratiques de Nicolas Sarkozy, la gauche est en quête d’existence. Je ne me retrouve ni dans les appels au libéralisme de dirigeants du Parti socialiste, ni dans l’isolement voulu par l'extrême gauche. La question de l’existence d’une gauche utile, porteuse d’émancipation humaine est posée. Mon expérience à Corbeil-Essonnes me confirme qu’il existe assez d’intelligence, de courage, d’humanisme chez les citoyens-nes pour donner naissance à un mouvement, une force capable de décisions politiques maniant efficacité économique et justice sociale, développement et écologie, avenir de l’humain et féminisme. Face à la difficulté à "changer la vie", la tentation du renoncement existe. Il faut la combattre. Etre de gauche, c'est d'abord cela. Jean Jaurès nous avait prévenu, «Quand les hommes ne peuvent plus changer les choses, ils changent les mots.» J’aime toujours les mots "humanité", "solidarité" et "justice". _