Une gauche à inventer à Corbeil-Essonnes, en France
Par Bruno Piriou le vendredi 20 juin 2008, 09:52 - Réflexions politiques - Lien permanent
Je ressens, en cette veille de congés d’été, beaucoup d'attente.
A Corbeil-Essonnes d’abord. Trois mois après les municipales, des milliers de
Corbeil-Essonnois sont dans l’espoir de la décision du Tribunal Administratif
quistatuera sur la validité du résultat de mars.
La qualité du rassemblement opéré a mis l’eau à la bouche : un
véritable projet pour notre ville et une toute autre conception de la vie
politique est possible, à portée de mains. J'ai la conviction, qu’ensemble,
nous avons inventé une pratique politique nouvelle qui allie citoyens, forces
politiques de gauche avec démocratie, construction commune et respect de
chacun.
Ce qui se cherche à Corbeil-Essonnes se cherche en France. Face aux violences
des reculs sociaux et démocratiques de Nicolas Sarkozy, la gauche est en quête
d’existence. Je ne me retrouve ni dans les appels au libéralisme de dirigeants
du Parti socialiste, ni dans l’isolement voulu par l'extrême gauche. La
question de l’existence d’une gauche utile, porteuse d’émancipation humaine est
posée. Mon expérience à Corbeil-Essonnes me confirme qu’il existe assez
d’intelligence, de courage, d’humanisme chez les citoyens-nes pour donner
naissance à un mouvement, une force capable de décisions politiques maniant
efficacité économique et justice sociale, développement et écologie, avenir de
l’humain et féminisme. Face à la difficulté à "changer la vie", la tentation du
renoncement existe. Il faut la combattre. Etre de gauche, c'est d'abord cela.
Jean Jaurès nous avait prévenu, «Quand les hommes ne peuvent plus changer les
choses, ils changent les mots.» J’aime toujours les mots "humanité",
"solidarité" et "justice". _