C’EST le recours de la dernière chance. L’opposant PC Bruno Piriou vient de déposer, devant le tribunal administratif de Versailles (Yvelines), son argumentaire définitif contre la réélection du maire UMP, Serge Dassault. Ce document de 48 pages cherche à convaincre les juges d’invalider le scrutin. Le 16 mars, après une campagne tendue, le puissant industriel remportait la bataille à 170 voix près.

Un écart « infime », « vicié par de nombreuses irrégularités », accuse le conseiller municipal battu. A l’époque, ses premiers arguments n’avaient pas effrayé le camp Dassault qui, tout au plus, avait dénoncé « des mensonges et des attaques démagogiques ». Depuis, Bruno Piriou a recueilli des dizaines de témoignages pour étayer ses dires. Contacté, Serge Dassault n’a pas souhaité répondre. Son entourage, « satisfait » de voir les comptes de campagne validés par la commission nationale des comptes, ne semble guère se soucier de ce nouvel épisode judiciaire (voir encadré) . Réponse à l’automne. Voici les principaux points évoqués dans le recours.

Un second tour sous pression ? Selon certains électeurs ou assesseurs cités dans le recours, « des jeunes étaient rassemblés devant le bureau de vote et appelaient à voter Dassault » le jour du second tour. D’autres partisans seraient allés « chercher des personnes âgées pour les faire voter ». Bruno Piriou dénonce également, témoignages à l’appui, la relance téléphonique des abstentionnistes le jour du vote, démentie par l’entourage du maire. Autre motif d’invalidation de l’élection de Serge Dassault selon son opposant, « les tracts de dernière minute mensongers » auxquels il n’a pu répondre.

Des cadeaux à des jeunes des quartiers ? Il l’a dénoncé dès le lendemain de sa défaite et même pendant la campagne. Bruno Piriou revient largement dans son argumentaire sur les relations entretenues par son adversaire avec certaines associations et jeunes des quartiers, sur l’utilisation de sa fortune à des fins électorales, sur des « sommes » distribuées de la main à la main, selon certains témoignages.

Des électeurs inscrits deux fois ? Selon Bruno Piriou, les listes électorales ont été « irrégulièrement tenues avec des électeurs inscrits deux fois » ou figurant sur les listes alors qu’ils ont déménagé, comme en attestent cinq habitants. L’élu PC relève également des votes à deux dans l’isoloir, des procès-verbaux contradictoires, un décompte de voix aléatoire.

Le maire a-t-il bénéficié de moyens publics ? Dans le recours, le communiste souligne comment l’imprimerie municipale aurait servi la campagne du sortant. Ce dernier a, selon Bruno Piriou, « utilisé le magazine municipal à son avantage », et « supprimé les tribunes de l’opposition », pendant trois mois. C’EST le recours de la dernière chance. L’opposant PC Bruno Piriou vient de déposer, devant le tribunal administratif de Versailles (Yvelines), son argumentaire définitif contre la réélection du maire UMP, Serge Dassault. Ce document de 48 pages cherche à convaincre les juges d’invalider le scrutin. Le 16 mars, après une campagne tendue, le puissant industriel remportait la bataille à 170 voix près. Un écart « infime », « vicié par de nombreuses irrégularités », accuse le conseiller municipal battu.

A l’époque, ses premiers arguments n’avaient pas effrayé le camp Dassault qui, tout au plus, avait dénoncé « des mensonges et des attaques démagogiques ». Depuis, Bruno Piriou a recueilli des dizaines de témoignages pour étayer ses dires. Contacté, Serge Dassault n’a pas souhaité répondre. Son entourage, « satisfait » de voir les comptes de campagne validés par la commission nationale des comptes, ne semble guère se soucier de ce nouvel épisode judiciaire (voir encadré) . Réponse à l’automne. Voici les principaux points évoqués dans le recours.

Un second tour sous pression ? Selon certains électeurs ou assesseurs cités dans le recours, « des jeunes étaient rassemblés devant le bureau de vote et appelaient à voter Dassault » le jour du second tour. D’autres partisans seraient allés « chercher des personnes âgées pour les faire voter ». Bruno Piriou dénonce également, témoignages à l’appui, la relance téléphonique des abstentionnistes le jour du vote, démentie par l’entourage du maire. Autre motif d’invalidation de l’élection de Serge Dassault selon son opposant, « les tracts de dernière minute mensongers » auxquels il n’a pu répondre.

Des cadeaux à des jeunes des quartiers ? Il l’a dénoncé dès le lendemain de sa défaite et même pendant la campagne. Bruno Piriou revient largement dans son argumentaire sur les relations entretenues par son adversaire avec certaines associations et jeunes des quartiers, sur l’utilisation de sa fortune à des fins électorales, sur des « sommes » distribuées de la main à la main, selon certains témoignages.

Des électeurs inscrits deux fois ? Selon Bruno Piriou, les listes électorales ont été « irrégulièrement tenues avec des électeurs inscrits deux fois » ou figurant sur les listes alors qu’ils ont déménagé, comme en attestent cinq habitants. L’élu PC relève également des votes à deux dans l’isoloir, des procès-verbaux contradictoires, un décompte de voix aléatoire.

Le maire a-t-il bénéficié de moyens publics ? Dans le recours, le communiste souligne comment l’imprimerie municipale aurait servi la campagne du sortant. Ce dernier a, selon Bruno Piriou, « utilisé le magazine municipal à son avantage », et « supprimé les tribunes de l’opposition », pendant trois mois.


Agnès Vives Le Parisien