...que les élus avaient, eux, souvent les moyens de se faitre soigner dans de bonnes conditions mais que cela ne devait pas les amener à prendre des décisions allant à l'encontre de la qualité des soins pour tous.

Venu apporter mon soutien à cette manifestation, j'ai rappelé qu'au delà des difficultés propres à notre hôpital, se posait la question du devenir des services publics dans notre pays et plus particulièrement de celui de la santé. Quand le gouvernement trouve les moyens de réduire la fiscalité des plus aisés avec le bouclier fiscal, quand les crédits vont prioritairement vers la finance au détriment de la création de richesses, quand la bulle spéculative conduit à la chutte des valeurs bancaires, nous avons bien à faire à des choix politiques.
J'ai rappelé que depuis dix ans, les deux hôpitaux de Corbeil-Essonnes et Courcouronnes avaient d'abord fusionné pour réduire les coûts puis décidé de se regrouper sur un site unique. Cette situation n'est que le fruit de décisions politiques prises au conseil d'administration de l'hôpital. Il a bien fallu que des élus votent pour.
KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERAC'est aussi ce que j'ai rappelé à notre député Manuel Valls, lui aussi venu apporter son soutien aux personnels. J'ai précisé qu'il ne suffisait pas pour les élus de gauche, d'être dans la rue quand la droite privatise la santé publique et qu'une fois au pouvoir, ils fassent la même politique. Ce à quoi notre député a répondu que "cela était complexe et que les slogans ne suffisaient pas". Certes, mais choisir la santé gratuite pour tous n'est pas plus un slogan que la création en 1945 de la sécurité sociale. Au nom de quoi, ce qui fut possible à la Libération ne le serait pas en 2008, quand l'énormité des masses financières sert autre chose que la satisfaction des besoins.
Au delà de ce rassemblement indispensable et qui en appelle d'autres pour contraindre le gouvernement à reculer, le débat politique à gauche sur ce que doit être le service public aujourd'hui et son financement doit être l'affaire de chacun. Voilà des questions à mettre au coeur des congrès des partis de gauche à venir, plus passionnantes que les désolantes batailles de pouvoir et d'ego.
Lundi prochain, à l'assemblée départementale, lors de l'audition du nouveau préfet de l'Essonne, je ne manquerai pas de relayer les exigences des personnels et usagers du service public de la santé.