_jean-luc-melenchon_m.jpgParfois, le temps s'accélère. Tout semble immobile, les perspectives lointaines. Et puis, des actes ouvrent des perspectives. La clarification au parti socialiste est un de ces actes politiques de nature à créer du neuf. En plaçant en tête des votes Ségolène Royal puis Bertand Delanoé, cette force politique marque son ancrage sur une voie sociale démocrate attirée par le libéralisme, qu'il soit néo, social ou maîtrisé.
Le départ dans ces conditions de Jean-Luc Ménlenchon de son parti dont nul ne peut douter de son attachement est d'abord une décision émouvante puis courageuse. Car si cela ouvre de nouvelles perspectives, c'est d'abord le constat de l'échec de ce parti à s'ancrer sur des valeurs de gauche. Des valeurs qui n'abandonnent pas l'émancipation humaine aux règles du marché où seuls les tenants d'une classe sociale ne peuvent s'en sortir.
La gauche perd au niveau national et en Europe, non pas à cause d'être trop à gauche mais pas assez.
Les congrès à venir du parti socailiste et du parti communiste peuvent être de bonnes occasions de redéfinir les contenus de cette notion de gauche.
Je souhaite en ce qui me concerne être utile à participer à ce débat au sein de mon parti, le parti communiste.
J'en ai pour autant pas moins la conviction, que de nouveaux rassemblements, non pas autour du PC mais avec, composés de la nouvelle force "ça suffit comme ça" nom provisoire de la nouvelle formation initiée par Jean-Luc Mélenchon, de minoritaires de la LCR, et d'autres, deviennent plus crédibles.
Les élections européennes peuvent être l'occasion d'une première coopération utile à réouvrir l'espoir en France, d'une gauche vivante, créatrive et utile à chacun.