Le courage de Jean-Luc Mélenchon.
Par Bruno Piriou le vendredi 7 novembre 2008, 18:33 - Réflexions politiques - Lien permanent
Parfois, le temps s'accélère. Tout
semble immobile, les perspectives lointaines. Et puis, des actes
ouvrent des perspectives. La clarification au parti socialiste est un
de ces actes politiques de nature à créer du neuf. En plaçant en tête des votes
Ségolène Royal puis Bertand Delanoé, cette force politique marque son ancrage
sur une voie sociale démocrate attirée par le libéralisme, qu'il soit néo,
social ou maîtrisé.
Le départ dans ces conditions de Jean-Luc Ménlenchon de son parti dont nul ne
peut douter de son attachement est d'abord une décision émouvante puis
courageuse. Car si cela ouvre de nouvelles perspectives, c'est d'abord
le constat de l'échec de ce parti à s'ancrer sur des valeurs de gauche. Des
valeurs qui n'abandonnent pas l'émancipation humaine aux règles du marché où
seuls les tenants d'une classe sociale ne peuvent s'en sortir.
La gauche perd au niveau national et en Europe, non pas à cause d'être trop à
gauche mais pas assez.
Les congrès à venir du parti socailiste et du parti communiste peuvent être de
bonnes occasions de redéfinir les contenus de cette notion de
gauche.
Je souhaite en ce qui me concerne être utile à participer à ce débat au sein de
mon parti, le parti communiste.
J'en ai pour autant pas moins la conviction, que de nouveaux rassemblements,
non pas autour du PC mais avec, composés de la nouvelle force "ça suffit comme
ça" nom provisoire de la nouvelle formation initiée par Jean-Luc Mélenchon, de
minoritaires de la LCR, et d'autres, deviennent plus crédibles.
Les élections européennes peuvent être l'occasion d'une première
coopération utile à réouvrir l'espoir en France, d'une gauche vivante,
créatrive et utile à chacun.
Commentaires
Le courage de Mélanchon ???? Juste un bémol à cette belle envolée lyrique, ce départ est prévu dpuis plus de deux mois et annoncé à la fédération du PS il y a plus d'un mois!
Je crois que cela s'appelle plutôt de la malhonnêteté non?
Tant vis à vis de ses camarades de la motion C mais aussi de tous les socialistes vu les conséquences à tous les niveaux.
Un départ prévu, préparé de longue date mais pas assumé ou plûtôt déguisé en acte courageux.
Quelle belle leçon de politique politicienne !
Blues de banlieue
Oui il est courageux
Car il faut du courage pour se lancer un défi comme celui d'un nouveau parti.
Ce nouveau parti beaucoup l'attendait, en rêvait.
quand on est de gauche,il faut défendre ses idées pas celle d'un parti qui dérive dangereusement vers la droite.