Le 11 novembre, la commémoration, pour se souvenir, partager, échanger.
Par Bruno Piriou le mardi 11 novembre 2008, 22:26 - Corbeil-Essonnes - Lien permanent
Il y a à redire sur l'organisation des commémorations en général, à
Corbeil-Essonnes en particulier. Mais j'y vois d'abord un moment de partage, au
delà des différences politiques, religieuses, philosophiques. Près de 200
personnes, enfants, jeunes et aînés pour ne pas oublier l'horreur de la guerre.
Pour dire ensemble que la paix n'a pas de prix. Alors biensur le contenu des
discours...

...compte. Quand j'entends Serge Dassault maltraiter le Front populaire
"responsable de ne pas avoir armer suffisamment la France", quand je l'entends
parler du "miracle européen" renvoyant l'action des humains à l'anecdotique ou
encore regretter la victoire du non aux divers référendums, je me dis qu'il ne
manque jamais une occasion de refaire l'histoire et d'expliquer le cours des
évènements par la seule action des "grands hommes".
Si Jaurès avait raison de dire que "le capitalisme porte en lui la guerre comme
la nuée porte l'orage", alors les 11 novembre, les 8 mai, les 19 mars, les 25
août, doivent être l'occasion de leçons d'histoire et de devoir du présent pour
encourager un autre monde, une société faîte de démocratie, de justice et de
fraternité.
Mais là je m'égare, Serge Dassault profite bien trop du capitalisme pour
suggérer imaginer d'autres rapports entre les humains. Parler de "miracle"
c'est effectivement plus pratique.
Ce 11 novembre, aussi pour désapprouver l'idée de l'un des ministres
d'ouverture du gouvernement Sarkozy de regrouper les commémorations en une
seule journée.
Mieux vaut changer de maire pour changer de discours, mais les occasions de se
retrouver pour prôner la paix sont trop rares pour en supprimer.