Rencontre constructive pour un projet environnemental sur le Cirque de l’Essonne.
Par Bruno Piriou le vendredi 12 décembre 2008, 10:07 - Au Conseil Général - Lien permanent
Je remercie
Madame la principale du collège de la Nacelle et Monsieur l’inspecteur
d’académie pour le prêt de la salle du collège. Je regrette les interventions
intempestives de Serge Dassault pour exiger que cette salle me soit refusée. Le
maire ne peut tout à la fois refuser aux élus de la « minorité » les
salles municipales pour se réunir et dans le même temps exiger d’un collège,
établissement autonome, qu’il en refuse à son tour l’accès pour la tenue de
réunion publique. Monsieur Dassault n’a pas encore le pouvoir de nous faire
disparaître.
Elus-es, représentants-es d’associations, Corbeil-Essonnois-ses et Villabéens-es, au total 60 personnes ont répondu présents-es à mon invitation d’échanger nos points de vue sur le devenir du Cirque de l’Essonne. Je tiens à souligner la situation nouvelle pour l’avenir du Cirque essentiellement due à la mobilisation des riverains et de leurs associations. Le week-end de déboisements de l’association des riverains de Robinson, l’engagement des amis du jardin potager pour cultiver une première parcelle ont ouvert une brèche pour préserver et aménager ce site remarquable. Force est de constater que sans cet engagement citoyen, notamment dans le cadre du printemps de l’environnement, mes multiples rencontres d’élus en tant que vice-président du conseil général en charge de l’environnement n’auraient pas suffi à faire bouger la réalité. Aujourd’hui de nombreux maires, représentants d’agglomérations semblent disposés à se mettre autour d’une table pour décider ensemble d’un projet durable et cohérent. C’est une première victoire.
En m’appuyant sur l’étude réalisée par le bureau d’études Biotope, le Conseil en Architecture, en Urbanisme et en Environnement de l’Essonne et le conseil général pour l’aménagement du coteau des vignes à Athis-Mons, j’ai souhaité montrer que quand la volonté politique des élus est au rendez-vous, il est possible de penser, et de réaliser un projet environnemental dans un milieu urbain. J’ai proposé que le Syndicat à vocation Unique regroupant les communes de Villabé et Corbeil-Essonnes serve de point d’appui institutionnel pour porter une telle étude. L’engagement de la commune de Lisses paraît indispensable. La lettre envoyée par son maire au président du conseil général, suite à mon invitation à la réunion, montre sa disponibilité pour travailler de concert avec l’ensemble des acteurs concernés : • Les communes de Corbeil-Essonnes, Lisses et Villabé, • Les deux communautés d’agglomérations Seine Essonne et Evry Centre Essonne, • Le conseil général de l’Essonne, • La région Ile de France et l’agence des espaces verts, • Les services de l’Etat, • Le Siarce.
J’ai proposé que dès le début de l’année, une rencontre de l’ensemble de ces acteurs ait lieu pour définir le cadre politique qui pourrait décider d’une étude, de son financement et du cadre de la concertation. Je reprends ici les points qui ont fait débat au cours de cette rencontre :
• Type de classement du cirque de l’Essonne et pour quelle parcelle. • Types d’aménagement souhaités, circulation douces dans la continuité de la boucle des marais des basses vallées de l’Essonne inaugurée par le conseil général, jardin potager, jardins ouvriers, espaces naturels protégés, accueil d’animaux. • Nécessité ou pas d’une route reliant Villabé aux quartiers de la Nacelle notamment avec la perspective de l’aménagement des terrains de la papeterie. Certains pensent qu’il est possible de réaliser une telle liaison en préservant le cirque, d’autres la craignent, mon avis étant que la priorité est de gagner l’engagement des collectivités pour aménager et préserver le caractère environnemental du cirque, que seule une étude globale des perspectives d’urbanisation et des déplacements doit permettre de décider d’une route de plus. L’expérience montre qu’une route supplémentaire apporte toujours plus de circulation et qu’il est plus facile de décider de routes que de promouvoir les transports en commun. Le débat est ouvert. • La rencontre entre les différentes associations de défense de l’environnement fait naître l’idée d’envisager une meilleure collaboration entres elles. A été proposée la création d’une association intercommunale pour débattre et défendre le cirque.
Ce comte rendu loin d’être exhaustif traduit la forte volonté qui existe dans nos communes de faire de cette zone péri urbaine une priorité d’aménagement.
La prochaine étape doit être la rencontre de l’ensemble des élus concernés par ce territoire. Dès le conseil municipal du lundi 15 décembre, j’interpellerai le sénateur maire de Corbeil-Essonnes pour lui proposer de relayer à son tour cette rencontre. Cette rencontre confirme par ailleurs la disponibilité des citoyens-nes pour échanger, débattre, s’écouter et apprendre les uns des autres. Je confirme, la démocratie n’est pas qu’affaire de respect mais aussi d’efficacité et de fraternité. A suivre.