Quand des enseignants d’Education physique et sportive donnent du sens au mot éducation.
Par Bruno Piriou le jeudi 18 décembre 2008, 18:30 - Corbeil-Essonnes - Lien permanent
Participer au bal de fin d’année du lycée de
Corbeil-Essonnes c’est le choc assuré. D’abord la pêche de centaines de jeunes
sans pression à deux jours des vacances de Noël. La qualité des trois musiciens
avec une dédicace spéciale à mon ami Michel Foulon, aussi agile aux barres
parallèles qu’à la cornemuse.
La bonté et la
générosité des « profs » d’EPS de Doisneau. Eric Vera au micro pour
chauffer la salle au rythme de « changer de cavalières ». Le bal
de Doisneau vaut tous les discours sur la fraternité. Il concrétise la
possibilité que la jeunesse se tienne par la main, quelque soit ses origines
culturelles et sociales. Il démontre que les jeunes sont capables de danser,
rire, se moquer bien sur, tout cela dans une ambiance des plus chaleureuses.
C’est cela la force de l’éducation. C’est savoir qu’avec les
humains, rien ne va de soit. Que tout est possible, le meilleur comme le pire.
Le parti pris engagé des enseignants d’EPS de Doisneau est de parier sur ce
qu’il y a de meilleur en chaque élève, d’oser aller chercher leur capacité et
leur envie, parfois enfouie, de rencontrer l’autre, de les aider à dépasser
leur manque de confiance en eux, de leur permettre de s’accepter comme elles et
ils sont. La danse offre cette possibilité. Et ça marche.
Le bal
de Doisneau rend vivant les rondes de Matisse et Picasso.
Le final
du bal, c’est séquence émotion avec une effervescence qui colle aux vitres du
gymnase, une buée de gouttelettes d’eau chargées d’humanisme.
Chapeau les enseignants, bravo les élèves, merci les musiciens, bonnes vacances et à l’année prochaine.