Il y a 4 ans, le 29 mai 2005, nous étions 55% d’électeurs et 60% dans notre ville, à rejeter lors du référendum le traité constitutionnel européen. Nous avions totalement raison - comme les Néerlandais et les Irlandais, car c’est cette logique néolibérale qui a conduit l’Europe et les différents pays dans la crise. Ni les institutions européennes, ni la Droite de Sarkozy, ni le Parti socialiste ont respecté notre vote majoritaire en changeant d’orientation.

Chaque voix pour le Front de gauche est en même temps un vote anti Sarkozy et un vote pour changer d’Europe. C’est une voix pour :

  • dire que ce n’est pas aux peuples en Europe de payer pour la crise alors que 2 400 milliards de profits ont été réalisés par les entreprises dans l’Union européenne en 2008.
  • la défense et le développement des services publics, contre la privatisation de la Poste, contre la marchandisation de la santé et des universités.
  • un SMIC au niveau européen afin d’empêcher la mise en concurrence des salariés et les délocalisations.
  • une imposition plus lourde des plus fortunés, pour créer un pôle public bancaire utile à la société, pour supprimer les stock-options et augmenter sérieusement les salaires, notamment en portant le SMIC en France à 1600 Euros.
  • l’interdiction des licenciements boursiers, et pour améliorer la situation des chômeurs et des travailleurs pauvres.
  • que l’Europe soit moteur de paix, de solidarité avec les autres peuples et régions du monde, et notamment les plus pauvres.
  • Une Europe respectueuse des droits humains, refusant les discriminations, reconnaissant l’apport des migrants dans les sociétés.

Depuis le début de l’année, nous construisons en France le « Front de gauche », avec le Parti communiste, le Parti de gauche, la Gauche unitaire (anciens membres du NPA), ainsi que de nombreux militants syndicaux, alter mondialistes, associatifs. Déjà de nombreux progressistes nous ont rejoint, dont des économistes indépendants, des socialistes ayant voté non au referendum, de très nombreux syndicalistes...Nous ressentons de plus en plus nettement que notre Front de gauche commence à constituer un espoir à gauche. Malgré le blocage médiatique, nous réussissons à progresser dans les sondages.

Le front de gauche n'est pas une liste parmi tant d'autres. C’est le début d'un rassemblement, c’est une manière de répondre à l’attente d’une nouvelle réponse politique, c’est la volonté de concrétiser politiquement l'aspiration à l’unité des dominés. Il ne suffit pas de « faire de l’anti-Sarkozy », il faut articuler protestation et alternative, résistance et changement de politique. A Corbeil-Essonnes, ce nouveau Front de Gauche » a mené une campagne très active et peut contribuer à un bon résultat en Ile de France.

Avec de nombreux autres élus, je vous appelle à faire du 7 juin une grande journée d’action, en faveur d’un changement de politique et d’une nouvelle dynamique à gauche. Le vote utile à gauche, le vote qui fait sens, c'est bien celui pour le front de gauche.