Un rassemblement populaire pour Réussir et Changer Corbeil-Essonnes
Par Bruno Piriou le vendredi 12 juin 2009, 17:05 - Corbeil-Essonnes - Lien permanent
Ce n'est pas moins de 300 personnes qui se sont réunies hier dans une ambiance fraternelle afin de soutenir l'appel à l'union dès le premier tour dans le rassemblement déjà opéré par l'association Lavillensemble et mon ami Michel NOUAILLE. Je vous propose de lire le discours que j'ai tenu hier devant cette belle assemblée.
Je vous remercie de votre présence. C’est avec une grande émotion et beaucoup de fierté que je m’adresse à vous ce 11 juin 2009 devant l’hôtel de ville de Corbeil-ESsonnes. Le conseil d’Etat a rendu sa décision et annulé les élections municipales de mars 2008. Serge Dassault n’est plus maire de Corbeil-Essonnes.
La justice a reconnu, je cite, « l’existence de pratiques de dons en argent d’une ampleur significative à destination des habitants de la commune, que de tels faits traduisent une pratique persistante, que cela a affecté la libre détermination des électeurs, altérer la sincérité du scrutin et vicié les résultats. »
Cette décision marque 15 années de combat politique, à vos côtés, contre un système. Un système basé sur l’argent contre les êtres humains. Un système visant à acheter les Corbeil-Essonnois faute de vouloir et pouvoir penser : • la ville, comme le lieu de la sociabilité, du vivre ensemble, du partage, de la mise en commun pour que le service public répare les inégalités sociales, • la ville comme l’espace où l’on crée des richesses avec le développement des entreprises, du commerce, • la ville comme le lieu privilégié pour sauver la planète en montrant l’exemple du développement durable, • la ville comme la collectivité où l’on se cultive, se rencontre, où l’on apprend à s’aimer, où l’on élève sa pensée, où l’on se soigne, où l’on apprend, où l’on s’épanouit.
Loin de cette ambition du vivre ensemble, Serge Dassault a pensé qu’avec l’arrogance de sa seule fortune personnelle, il pouvait jouer avec sa danseuse, au dessus des lois de la République. Cela aura duré 15 ans, 15 ans de trop mais aujourd’hui c’est fini.
Quand la décision est tombée, j’ai pensé à celles et ceux qui ont motivé ma détermination à aller au bout de ce recours, au bout de mes forces parfois.
Quand la décision est tombée, j’ai entendu la joie du personnel communal méprisé, des adhérents de la médiathèque, du conservatoire, de la MJC, du théâtre, de l’école départementale de théâtre angoissés à l’idée d’être réduit comme peau de chagrin, j’ai pensé à la joie des jeunes fatigués d’être laissés de côté et considérés comme une simple marchandise que l’on achète pour calmer les exigences, j’ai pensé aux salariés des entreprises, usés d’attendre un maire se faisant passer pour l’éternel sauveur qui ne sauve rien, j’ai pensé aux habitants des quartiers dépossédés de la rénovation urbaine, aux riverains démoralisés de voir se construire des programmes immobiliers défigurant leur environnement, j’ai pensé aux commerçants dépités de voir leur chiffre d’affaire s’étioler, aux hospitaliers inquiets quant au devenir de l’hôpital sud francilien, j’ai pensé à la joie des Corbeil-Essonnois fatigués de voir leur ville naufragée.
Maintenant, il faut tourner la page. Il y a urgence à remettre la ville à
l’endroit. La seule façon d’y parvenir va être plus que jamais la démocratie
qui place les citoyens au cœur de la politique, les citoyens qui se donnent des
élus pour appliquer le programme élaboré ensemble.
A Corbeil-Essonnes, l’heure est à une
révolution citoyenne et démocratique. Cette volonté démocratique est au cœur du
programme élaboré il y a un an. Programme validé par 31% des électeurs au
premier tour des élections, par 49% au deuxième et plus en fait s’il n’y avait
pas eu triche. Le débat a donc déjà été tranché. Sans cette triche de Serge
Dassault, je serai maire depuis un avec celles etc. eux présents sur cette
belle liste et depuis un an nous mettrions en œuvre ce programme.
Il ne devrait donc manquer aucune volonté citoyenne et politique à gauche, chez les démocrates et les républicains pour le défendre de nouveau devant les électeurs.
Certains considèrent qu’ils pourraient profiter de mon inéligibilité d’un an, pour une salle payée en retard sans que cela ne dépasse nos comptes de campagne, pour tenter une aventure personnelle et créer ainsi de la division là où au contraire l’union est impérative pour gagner.
Ils font fausse route. La droite n’est pas battue dans cette ville. Serge Dassault n’a pas abandonné l’idée d’une revanche. Quel que soit les candidats, madame Dassault, Jacques Lebigre, Nathalie Boulay Laurent, Xavier Dugoin, Jean-Luc Raymond, Jean-Michel Fritz, unis ou pas au premier tour, ils le seront au second, pour continuer le même système et le même naufrage. Cette même droite qui aura le soutien de Nicolas Sarkozy, de ses ministres, responsables des 600000 chômeurs de plus cette année, de la généralisation de la précarité, responsable de la mise à sac des services publics, déterminée à stigmatiser la jeunesse, simplement capable d’offrir des compagnies de CRS dans les quartiers, cette droite déterminée à s’en prendre aux institutions.
La partie n’est pas gagnée d’avance, loin s’en faut.
C’est pourquoi, solennellement, je lance ce soir un appel à tous les Corbeil-Essonnois, citoyens, militants associatifs, sportifs, syndicaux, politiques de gauche, de la Villensemble, communistes, du parti de gauche, de Lutte ouvrière, du NPA, des verts, socialistes, républicains, démocrates, pour qu’ils s’unissent, se rassemblent. Personne ne doit manquer sur la ligne de départ. L’heure n’est pas à la division mais au franchissement de la deuxième étape pour réussir Corbeil-Essonnes. Déjà de nombreuses voix se sont fait entendre pour saluer cette première victoire et nous encourager pour la deuxième. Des Corbeil-Essonnois bien sûr mais aussi des intellectuels, des artistes, des hommes et femmes politiques, des syndicalistes, des personnalités engagées de tout horizon.
Il faut maintenant parfaire cette victoire juridique avec une victoire politique et démocratique. Victoire politique avec une nouvelle équipe pour Corbeil-Essonnes et un nouveau maire Michel Nouaille. J’ai toute confiance dans cette équipe que j’ai eu le bonheur de conduire il y a un an. Je la souhaite encore plus diversifiée et ouverte. J’ai toute confiance dans Michel Nouaille pour conduire cette équipe. Depuis des années, Michel a été de tous nos combats. Son sérieux, son intelligence, son écoute, sa sensibilité, son attachement à la démocratie, toutes ses qualités feront de Michel le maire dont Corbeil-Essonnes a besoin pour se redresser et se développer. Je serai de ce combat. Je l’ai été hier, je le suis aujourd’hui et le serai demain.
Merci.

