Elections: expression de Michel NOUAILLE après le deuxième tour.
Par Bruno Piriou le jeudi 8 octobre 2009, 12:10 - Corbeil-Essonnes - Lien permanent
Chère Corbeil-Essonnoise, Cher Corbeil-Essonnois, Je tiens tout d'abord à remercier du fond du coeur toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés à mes côtés pour que triomphent les valeurs de justice, de solidarité et d'honnêteté. Dans une diversité jamais réunie, vous avez manifesté un sens aigu du bien commun et de l'intérêt général. Je suis fier que nous ayons su nous rassembler pour défendre la République et la démocratie.
Nous avons mené une campagne propre, digne et respectueuse des Corbeil- Essonnois. Cet engagement désintéressé porte témoignage d'une belle vitalité citoyenne. Elle est riche de promesses pour l'avenir.Les Corbeil-Essonnois qui souffrent du chômage, des bas salaires, de la flambée des loyers, de nouveaux impôts, des déremboursements de médicaments, celles et ceux qui cherchent un autre avenir démocratique et solidaire pourront compter sur moi et sur Bruno Piriou. Ils pourront aussi compter sur les élus de "Corbeil-Essonnes c'est vous, faisons la Ville Ensemble": Melba Bocquet, Pascale Prigent, Jean Camonin, Nicole Méresse.
Malheureusement, il nous a manqué les 27 voix qui auraient fait la décision. Nous n'avons pu endiguer le déluge de haine et de mensonges qui s'est abattu sur la ville. Nous avons aussi subi les comportements politiciens de Messieurs Carlos Da Silva et Manuels Valls quand, au premier tour, ils ont fait le choix ravageur de la division et celui du double langage durant le second tour malgré l’appel clair au rassemblement lancé par Martine Aubry, secrétaire nationale du Parti Socialiste.
Vous avez été des centaines à me dire votre déception et c’est bien normal. Mais vous exprimez aussi, car vous n'êtes pas dupes, une grande colère et de la révolte. Car comme en 2008, le système clientéliste de l'UMP a fonctionné à plein régime. Comme en 2008, les réseaux qui détiennent les cordons de la bourse et alimentent la machine à promesses se sont activés dans certains quartiers pour influencer les électrices et les électeurs. Ces gens sont, comme l’a dit Jean-Michel Fritz : « vraiment sans foi ni loi ». Et en effet, l'UMP n'a reculé devant rien pour parvenir à ses fins : distribution d'une fausse circulaire de Monsieur Fritz, utilisation abusive de fichiers, visite chez les personnes du troisième âge, intimidations, chantage à l'emploi, pressions sur les personnels municipaux, grossièreté sans limite.
Et malgré tout cela, malgré l'argent corrupteur, malgré leur campagne haineuse, nous faisons jeu égal. Cela signifie que l'espoir est de notre côté. L'avenir ne peut s'écrire que si les citoyens se sentent responsables de leur vie et de leur ville ; ne baissent pas les bras ; relèvent le défi d'une ville qui retrouve l'apaisement, un fonctionnement normal, le sens de l'intérêt général et celui de la fraternité. Ce combat dépasse Corbeil-Essonnes. C'est celui que devrait mener une gauche bien décidée à s'attaquer résolument au libéralisme et à l'argent roi. Alors que faire maintenant ? Depuis dimanche le débat est lancé. Pouvons-nous considérer que le résultat de dimanche dernier a été acquis dans des conditions normales ? Devons-nous saisir la justice et au nom de la République "porter recours" ? Dans cette hypothèse je saisirai le Tribunal Administratif. Ou bien devons-nous, au contraire, en raison de la lassitude que pourraient ressentir les Corbeil-Essonnois "passer l'éponge et fermer les yeux" et ne pas donner de suites judiciaires ? Les réponses à ces questions, je veux en faire une affaire des citoyens eux-mêmes. C'est pourquoi, j'invite tous les républicains de notre ville à une :
RENCONTRE CITOYENNE Le VENDREDI 16 OCTOBRE de 19 h 00 à 22 h 00 Bourse du Travail, rue Emile Zola
Je vous avais dit durant la campagne électorale que notre but était de vous rendre citoyens/décideurs. Le vendredi 16 octobre, participez nombreuses et nombreux car "plus que jamais Corbeil-Essonnes c'est vous".
Chère Corbeil-Essonnoise, Cher Corbeil-Essonnois, Un dernier mot : la campagne électorale a eu un coût. Vous le savez sur notre liste, il n'y a pas un milliardaire. Alors, j'ai encore besoin de vous. Donnez-nous de "l'argent propre", celui qui nous permettra de couvrir nos frais de campagne et nous assurera l'avenir.
Merci pour tout. Très sincèrement. Michel Nouaille
Version pdf du tractlettre résultat second tour