Du local au global, la démocratie comme moteur du rassemblement. C'est vrai pour les régionales. Une tribune de Bruno PIRIOU dans le journal l'Humanité du vendredi 23 octobre
Par Bruno Piriou le vendredi 23 octobre 2009, 15:21 - Réflexions politiques - Lien permanent

Les Franciliens acteurs du projet pour l’Ile de France.
La justification de listes autonomes du parti socialiste aux élections régionales en Ile de France se mesure à notre capacité à porter un projet politique tout à la fois crédible et plus ambitieux en terme d’emploi et de formation, de logement, de transports, d’aménagement et de développement durable, de culture et de démocratie. Nous ne partons pas de rien.
Tout au long de cette mandature, le citoyen élu départemental que je suis a pu apprécier les initiatives politiques associant les différents acteurs Franciliens sur l’ensemble de ces sujets. Ce fut le cas encore cette semaine avec la rencontre sur l’avenir de la métropole et de la Région Ile de France. Les défis devant nous appellent pourtant de nouveaux rapports de force et des idées encore plus audacieuses. La détermination de Nicolas Sarkozy à mener à son terme le Grand Paris, la réforme territoriale, la suppression de la taxe professionnelle annonce une région parisienne plus inégalitaire, plus concurrentielle entre les territoires, plus abandonnée aux appétits privés dans tous les domaines- logement, transport, santé, culture, éducation-. Bien au contraire, les Franciliens espèrent plus de services publics, de gratuité, de soutien à la réussite des projets de la jeunesse, de coopération entre université, recherche et entreprise, de cohérence territoriale. Pour porter un tel projet émancipateur en Ile de France, ne négligeons aucune force, aucune association disponible pour se rassembler : parti communiste, parti de gauche, gauche unitaire, NPA avec son engagement d’être prêt à l’exercice du pouvoir avec le parti socialiste et les verts, la Fédération, toutes associations de quartiers, de jeunesse, d’usagers, syndicats, réseaux et bien au-delà encore, jusqu’aux citoyens eux-mêmes. La radicalité pour mieux vivre ensemble en Ile de France est à trouver dans l’expression de l’usager du RER C ou D, des jeunes en quête d’emploi ou de formation, des familles qui connaissent la cohabitation forcée dans des logements étroits, des artistes sans moyens de création ou de diffusion. Le fond et la force du projet de notre liste de gauche à construire ne se situent pas d’abord dans le choix de la tête de liste mais dans la détermination à le construire au grand jour par département et par grande question sociale. Les milliers d’élus communistes et républicains de notre région, les dizaines de milliers de militants encartés ou pas, qui pour une raison ou une autre, de la recherche aux transports en passant par le pôle emploi, l’environnement ou les transports ont manifesté ces 6 dernières années, espèrent un débouché politique à plus de 10% à l’occasion de ces échéances régionales. L’utilité communiste passe avant tout dans sa capacité à porter la démocratie, en dynamisant les moments de rencontres, d’écoutes, d’échanges, de construction des idées et des propositions, en prenant notre part à la structuration des listes les plus ouvertes possibles. Si le temps perdu ne se rattrape plus, les 5 mois devant nous peuvent être efficacement utilisés à cette effervescence citoyenne.
Commentaires
Je partage totalement cette analyse sur les enjeux politiques des régionales en Ile de France (mais aussi dans l'ensemble du pays) et j'espère que le PCF arretera ce week end lors de son Conseil National la stratégie claire et cohérente qui permettra de rassembler au 1er tour sur des listes indépendantes du PS, les forces du Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche et Gauche unitaire) avec le NPA, les Alternatifs, la Fédération pour une alternative sociale et écologique et tous les militants acteurs des mouvements sociaux et citoyens.
C'est la condition indispensable pour mobiliser largement au 1er tour et permettre le rassemblement victorieux de toute la Gauche et des écologistes au second.