Tout au long de cette mandature, le citoyen élu départemental que je suis a pu apprécier les initiatives politiques associant les différents acteurs Franciliens sur l’ensemble de ces sujets. Ce fut le cas encore cette semaine avec la rencontre sur l’avenir de la métropole et de la Région Ile de France. Les défis devant nous appellent pourtant de nouveaux rapports de force et des idées encore plus audacieuses. La détermination de Nicolas Sarkozy à mener à son terme le Grand Paris, la réforme territoriale, la suppression de la taxe professionnelle annonce une région parisienne plus inégalitaire, plus concurrentielle entre les territoires, plus abandonnée aux appétits privés dans tous les domaines- logement, transport, santé, culture, éducation-. Bien au contraire, les Franciliens espèrent plus de services publics, de gratuité, de soutien à la réussite des projets de la jeunesse, de coopération entre université, recherche et entreprise, de cohérence territoriale. Pour porter un tel projet émancipateur en Ile de France, ne négligeons aucune force, aucune association disponible pour se rassembler : parti communiste, parti de gauche, gauche unitaire, NPA avec son engagement d’être prêt à l’exercice du pouvoir avec le parti socialiste et les verts, la Fédération, toutes associations de quartiers, de jeunesse, d’usagers, syndicats, réseaux et bien au-delà encore, jusqu’aux citoyens eux-mêmes. La radicalité pour mieux vivre ensemble en Ile de France est à trouver dans l’expression de l’usager du RER C ou D, des jeunes en quête d’emploi ou de formation, des familles qui connaissent la cohabitation forcée dans des logements étroits, des artistes sans moyens de création ou de diffusion. Le fond et la force du projet de notre liste de gauche à construire ne se situent pas d’abord dans le choix de la tête de liste mais dans la détermination à le construire au grand jour par département et par grande question sociale. Les milliers d’élus communistes et républicains de notre région, les dizaines de milliers de militants encartés ou pas, qui pour une raison ou une autre, de la recherche aux transports en passant par le pôle emploi, l’environnement ou les transports ont manifesté ces 6 dernières années, espèrent un débouché politique à plus de 10% à l’occasion de ces échéances régionales. L’utilité communiste passe avant tout dans sa capacité à porter la démocratie, en dynamisant les moments de rencontres, d’écoutes, d’échanges, de construction des idées et des propositions, en prenant notre part à la structuration des listes les plus ouvertes possibles. Si le temps perdu ne se rattrape plus, les 5 mois devant nous peuvent être efficacement utilisés à cette effervescence citoyenne.