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Avec Bruno Arasa et les responsables syndicaux de l'entreprise.

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE BRUNO PIRIOU

SOLIDAIRE DES SALARIES D’HELIO CORBEIL

J’apporte mon total soutien aux salariés d’Hélio Corbeil.

Depuis ce matin, ils occupent la réunion du comité d’entreprise et séquestrent leurs dirigeants pour exiger le maintien du plan de charge de leur entreprise et notamment les engagements de la Socpresse.

Ce plan de charge permettrait dans un premier temps d’assurer la pérennité du site d’Hélio à Corbeil-Essonnes et d’empêcher les 55 licenciements.

A moyen terme la question posée par les salariés de cette entreprise est le devenir de l’industrie graphique en Ile de France.

A ne vouloir que jouer sur la variable coût du travail, les donneurs d’ordre, les éditeurs et les dirigeants des entreprise en arrivent à supprimer près de 250 emplois à Hélio en 8 ans. Qui peut croire que les actionnaires de la Socpresse, de Lagardère ou de Bolloré ne peuvent jouer sur la variable de leurs bénéfices ?

La responsabilité du président de la République est engagée, lui qui prétend que l’industrie n’est plus ringarde. Il a ici l’occasion d’organiser des négociations sérieuses avec l’ensemble des parties prenantes pour soutenir le développement industriel en Ile de France. Corbeil-Essonnes est une commune où se croisent tous les moyens de transports dans le Sud Francilien indispensables à la production et au transport durable.

L’exaspération des salariés et de leurs familles est telle que la séquestration des dirigeants est pleinement justifiée.

J’interpelle Jean-Pierre Bechter et Serge Dassault : où êtes vous, vous qui êtes responsables à double titre, maire et sénateur et dirigeants de la Socpresse. La situation mérite mieux que le mépris affiché lors de l’interpellation des salariés à l’occasion de vos vœux : « Foutez le camp où je vous retire Le Figaro ! »

L’emploi, le devenir de l’industrie graphique en Ile France valent mieux que vos profits et votre mépris.

Bruno Piriou Vice-président du Conseil général de l’Essonne