« A quoi ça sert de voter, alors que rien ne change ».

Ce constat amer résonne à quelques jours des élections régionales. Je le partage et n’y voyez aucun populisme.

Comment ne pas être en colère aux côtés des salariés d’Hélio et d’Altis, aux côtés des enseignants, des hospitaliers, de celles et ceux des services publics qui ne trouvent plus de sens à leur travail, aux côtés des voyageurs du RER fatigués des retards, aux côtés des chômeurs en fin de droit qui comptent chaque jour pour manger, aux côtés des locataires asphyxiés par les loyers ?

Et il y a de quoi être en colère.

Parce que si Nicolas Sarkozy et son gouvernement portent en grande partie la responsabilité de cette destruction des fondamentaux de notre société, comment ne pas s’interroger sur le fait que la politique menée par la Région Ile de France depuis 6 ans ne rompent pas plus fondamentalement avec celle menée par le gouvernement UMP ?

Il faut à la Région des élus qui décident le tarif unique pour le RER, qui réclament les subventions publiques versées aux actionnaires quand ces derniers s’enrichissent tout en licenciant comme à Altis, des élus qui refusent d’accorder des crédits aux bailleurs qui augmentent les loyers, des élus qui repensent complètement le système de formation professionnelle qui laisse tant de jeunes sur le carreau, des élus qui fassent des arts et de la culture une priorité pour chaque citoyen, des élus qui sortent de Paris une fois élus pour décider avec les citoyens des politiques.

Ces propositions valent mieux que les petites phrases politiciennes qui n’amusent que ceux les formulent.

Oui, je suis un homme politique en colère et déterminé à reconstruire une gauche qui ne renonce pas et je suis candidat pour cet objectif.

Cette gauche, c’est celle du Front de gauche, portée par des femmes et des hommes que vous connaissez pour être au quotidien à vos côtés dans l’action et porteurs d’espoir.

Bruno PIRIOU

Vice-président du Conseil général de l’Essonne.