Solidaire du peuple Grec contre les marchés financiers!
Par Bruno Piriou le mercredi 5 mai 2010, 10:34 - Lien permanent
Je vous invite à lire un article du journal l'Humanité qui rend compte de
l'intervention de Jean-Pierre Brard à l'Assemblée Nationale pour expliquer le
refus des députés communistes de participer au plan d'austérité contre les
Grecs.
A noter le rassemblement à Paris ce soir à 18h30 devant la délégation de la
commission Européenne, !!!!" l'Europe solidaire avec le peuple Grec contre les
marchés financiers".
Jean-Pierre Brard « Ce plan est fait pour les marchands d’armes »
député apparenté PCF.
Ce n’est pas un plan d’aide à la Grèce, mais un plan d’aide aux créanciers de la Grèce et aux marchands d’armes français et allemands. On va donner de l’argent au gouvernement grec pour que la BNP, la Société générale, Credit suisse, la Deutsche Bank et les marchands d’armes touchent leur chèque. Le plan est uniquement conçu pour couvrir ces créances. La Grèce consacre vingt fois plus de son PIB à l’armement que la moyenne des États du monde, achète 13 % des armes allemandes, et à peu près le même volume à la France. Le plan vise à renflouer les créanciers en faisant payer le prix fort au peuple grec. Les banquiers français sont le plus engagés, avec 75 milliards de dollars à récupérer, suivis des Suisses à hauteur de 64 milliards et des Allemands à 43 milliards. Cela est passé complètement inaperçu, mais il s’agit de sommes colossales. On nous dit : “Votez ce plan pour éviter la faillite de la Grèce.” C’est faux. Si celui-là n’est pas voté, ce sont les créanciers qui paieront dans l’immédiat. Il faut un plan d’aide, mais un autre plan. Après les subprimes, les spéculateurs ont cherché un nouvel angle d’attaque en s’en prenant aux États. Après la Grèce, d’autres victimes viendront, dont la France. L’enjeu, c’est donc de sortir de ce système.
Nous proposons de créer une agence de notation européenne, de renégocier le traité de Lisbonne, qui interdit à la BCE de venir en aide au pays de la zone euro alors qu’elle peut le faire en faveur des autres pays de l’UE, de créer une sorte de FMI européen qui serait une structure publique sous le contrôle des gouvernements et non de la BCE, de mettre en place une taxe sur les mouvements de capitaux, de demander la réduction du budget militaire grec, et l’établissement de relations directes d’État à État avec des pays hors zone euro disposant de fonds souverains pour sortir de la dépendance des banques et des réseaux financiers. Concrètement, cela veut dire négocier avec des pays comme la Chine ou les Émirats arabes unis des prêts à long terme et sans intérêts, de sorte que pas un sou n’aille dans la poche des banques. Ce serait une nouvelle façon d’envisager les relations financières internationales et de faire face à la spéculation des banques.
Propos recueillis par S.C.
Vous pouvez aussi signer la pétition de l'Humanité sur le site
www.humanite.fr