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Le tribunal administratif de Versailles annule la délibération en date du 9 mai 2007 par laquelle le conseil municipal de Corbeil-Essonnes confie à la société Bouygues Immobilier l’aménagement des 14 hectares du site de l’ancienne papeterie.

Une nouvelle fois la justice épingle l’ancien maire UMP de Corbeil-Essonnes Serge Dassault.

Cette fois la justice lui reproche le non respect des règles de mise en concurrence pour la passation d’une convention d’aménagement qui offrait la possibilité à Bouygues Immobilier de construire près de 1000 logements.

Le tribunal demande au conseil municipal qu’une nouvelle délibération soit prise dans un délai de deux mois pour relancer l’appel d’offre. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 150 euros par jour de retard.

Que de temps et d’argent perdu.

Si Serge Dassault avait à l’époque écouté mes propositions, les remarques de l’avocat de la commune et de la chambre régionale des comptes le mettant en garde du risque de délit de favoritisme, celles des riverains exigeant une concertation, Corbeil-Essonnes bénéficierait aujourd’hui d’un véritable programme d’aménagement urbain.

En 2007, pressé par des finances communales exsangues, Serge Dassault a préféré brader à Bouygues, en échange d’une avance de 7 millions d’euros, un superbe site à aménager.

Je propose de rattraper le temps perdu en organisant dès le mois de juin une concertation avec les Corbeil-Essonnois, les Villabéens, les associations de protection de l’environnement, le Syndicat Intercommunal d’Aménagement et de Restauration des Cours d’Eau, le Conseil en Aménagement, en Urbanisme et en Environnement et les élus des communes concernés.

Cette victoire en justice doit se traduire par une victoire démocratique pour optimiser l’aménagement de ce site en respectant l’environnement, en décidant d’un programme équilibré en logements et en équipements publics, en respectant la géographie de la rivière Essonne et de ses berges en direction des marais de la basse vallée de l’Essonne.

Le programme de Bouygues Immobilier n’avait d’éco quartier que le nom.

La décision du tribunal administratif offre la possibilité aux Corbeil-Essonnois et aux Villabéens de reprendre la main sur l’aménagement du site papetier pour penser un projet respectueux des exigences environnementales sociales et économiques.