__Retour sur la soirée du Printemps de Corbeil-Essonnes : Quel avenir pour Corbeil-Essonnes au sud du Grand Paris ?__

Une quarantaine de Corbeil-Essonnois-es ont répondu présents-es à cette rencontre débat mardi 28 novembre au Bar le Bellevue. Antonine Ribardière, géographe à Paris 1 nous a illustré l’évolution démographique de Corbeil-Essonnes de ces dix dernières années. La progression du nombre d’habitants est exceptionnelle : Nous sommes passés de 41000 à 51000 habitants en 10 ans. Avec une baisse des ménages les plus aisés, et une augmentation des ménages les plus défavorisés mais aussi des classes moyennes inférieures. A l’image de nombreux jeunes couples venus profiter de l’offre nouvelle de logements. A noter aussi la chute du prix de l'immobilier de plus importante à Corbeil-Essonnes que dans le reste du département: moins 15% dans notre ville contre moins 6% en Essonne.
__ L’universitaire pointe trois questions :__

• Quelle offre de services pour répondre à la croissance démographique ?

• Quelle mixité sociale ?

• Quel avenir pour ces milliers de logements neufs mais de première catégorie ?

A ces questions, les Corbeil-Essonnois-es ont réagi avec une approche riche et diverse. Elsa Drapier, animatrice de la soirée a d’abord invité chacun-e des participants à exprimer en une phrase sa perception de l’avenir de la ville. Nous avons pu entendre : problème de transports, grande ville, mal barrés, manque de lien mais grand potentiel, ville à reconstruire, nids de poule, rêve d’une ville combative, besoin de mixité et de fraternité, décloisonner les quartiers, envie de partir, incertitude, besoin d’une ambition nouvelle, atouts, nécessité que l’opposition se rassemble, les anciens ne reconnaissent plus leur ville, besoins de services et de commerces de proximité, quel avenir pour l’emploi… Si tout le monde reconnaît un attachement à la ville et ses atouts, l’inquiétude domine pour les années à venir.

L’échange qui a suivi a permis de dégager des pistes de réflexion pour redonner à Corbeil-Essonnes les moyens de relever ses défis.

• Besoin de démocratie en libérant la parole des habitants-es et en les faisant se rencontrer au-delà de leurs propres quartiers.

• Avoir une municipalité qui encourage les projets associatifs et de la jeunesse plutôt que de les corseter.

• Mener la bataille des transports en commun pour la ligne D du RER et le tramway jusqu’à Evry et Corbeil-Essonnes.

• Redonner à la ville du poids dans la nouvelle agglomération et au conseil départemental.

• Créer du lien entre les touts locaux : université, hôpital, génopôle, grandes entreprises et réseau de PME, formation et logement étudiants.

• Définir un projet éducatif ambitieux pour accueillir les nouveaux jeunes couples et leurs enfants.

• Redéfinir une vision politique pour la ville que personne ne perçoit aujourd’hui.

• Créer un front républicain pour élaborer un projet participatif.

De ces échanges rapidement ramassés, chacun-e a souligné l’énergie possible de cette ville. Chacun-e a aussi reconnu qu’il ne fallait attendre de personne d’autre que de nous-mêmes l’initiative de libérer cette énergie. C’est ce à quoi le Printemps de Corbeil-Essonnes souhaite être utile.

Le prochain rendez-vous est fixé aux vœux le vendredi 26 janvier à 19 heures au Bellevue.