Début septembre le tribunal de grande instance de Paris a renvoyé devant le tribunal correctionnel le maire Jean-Pierre Bechter « pour recel d’achats de votes et financement illégal de campagne électorale ». L’ordonnance parle « d’une corruption exercée à niveau jamais atteint ». Les sommes évoquées se chiffrent en millions d’euros utilisées à des fins d’achats de vote.

Chacun-e espère que cette histoire bien triste va se terminer rapidement afin de tirer un trait sur des années de « dérive clientéliste qui a créé un climat malsain dans la commune de Corbeil-Essonnes », selon les termes même du juge.

La vraie partie civile dans cette affaire, ce sont les Corbeil-Essonnois-es qui ont été grugés dans leur expression démocratique. Ils sont en droit de se dire que ces millions d’euros auraient été bien plus utiles en dépenses publiques pour nos écoles et nos installations sportives.

Laissons à la justice le soin de dire le droit et nous les citoyens-es mêlons-nous de l’avenir de notre ville.

Nous aspirons pour aujourd’hui et pour demain à retrouver une ville apaisée et réconciliée. Les semaines qui viennent vont être l’occasion pour le Printemps de Corbeil-Essonnes d’aller à votre rencontre pour vous écouter afin de définir ensemble les grandes lignes d’un nouveau projet pour Corbeil-Essonnes : développement économique et durable, ville laboratoire écologique et démocratique, événements et lieux pour se rencontrer et faire la fête, soutien à la jeunesse, propreté et civilité, rayonnement dans l’agglomération, RER D, nouveau centre-ville, les questions posées ne manquent pas.

Tournons-nous résolument vers l’avenir.